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    Economie

    Sécurité alimentaire: Berd/FAO, un tandem qui marche

    Par Joséphine ADAM | Edition N°:5379 Le 25/10/2018 | Partager
    20 ans de collaboration pour maintenir des chaînes de valeurs alimentaires durables
    L’investissement privé encouragé
    Via des initiatives qui génèrent profits et inclusion sociale et environnementale
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    S’agissant de la prévalence de l’insécurité alimentaire grave, c’est l’Afrique la plus touchée, avec une proportion qui atteint pas moins de 27,4% de sa population, soit pratiquement quatre fois plus que les niveaux observés dans n’importe quelle autre région en 2016. Il s’agit également de l’une des régions où l’insécurité alimentaire prend de l’ampleur, plus particulièrement en Afrique subsaharienne, où l’on a constaté une progression de près de trois points de pourcentage de 2014 à 2016

    Puisque le «business as usual» n’est pas suffisant pour arriver aux ODD, il faut tout réinventer. Alors la Berd (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) et la FAO (Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) viennent d’organiser à Marrakech unFforum international entre investisseurs, dirigeants d'entreprises, représentants de diverses institutions multilatérales de développement, décideurs politiques et membres de gouvernements issus d'Afrique, d'Asie, d'Europe et des Amériques.

    L’événement a ainsi pu mettre en avant des tendances encourageantes d’investissements privés dans des initiatives qui génèrent des profits et qui ont également des répercussions sociales et environnementales. Car voilà la raison d’être de ce duo qui a su répartir les tâches entre la FAO qui a beaucoup de contacts avec les gouvernements, et la Berd qui est une ouverture sur les institutions financières. En d’autres termes, avec la FAO en charge de l'expertise technique et politique, la Berd peut investir de manière plus efficace au sein des chaînes agroalimentaires, en aidant à améliorer la productivité, l'efficacité énergétique et la création d'emplois, tout en encourageant une croissance inclusive et durable.

    En 20 ans de collaboration, ce sont plus de 150 projets qui ont été menés pour une valeur totale de 36 millions de dollars américains. Ensemble, les deux institutions entendent aider les Etats à réduire leurs pertes alimentaires, à utiliser les ressources de manière plus efficace et à réduire l'empreinte énergétique du secteur. Leur approche permet aux pays et aux investisseurs d'adopter en priorité des technologies intelligentes face au climat dans le secteur agricole comme cela a été fait au Maroc avec l’installation de pompes à eau solaires dans les entrepôts frigorifiques, pour une significative baisse de la consommation d'énergie.

    Autre angle de travail, le potentiel des résidus agricoles inutilisés qui peuvent être transformés en bioénergie pour le chauffage, la cuisine et l'électricité dans des pays tels que l'Egypte et la Turquie. Rappelons également qu’en Tunisie et au Maroc, la FAO et la Berd soutiennent le secteur de l'huile d'olive en augmentant les opportunités de marchés et en créant des emplois, en particulier pour les jeunes. Car pour réaliser les Objectifs de développement durable avant 2030, il faut tout miser sur la coopération du secteur public avec le secteur privé, sur des alliances stratégiques et sur l'innovation.

     

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