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    International

    Armes nucléaires: Les Etats-Unis se retirent d’un accord avec la Russie

    Par L'Economiste | Edition N°:5376 Le 22/10/2018 | Partager
    Moscou condamne la décision
    Conséquences importantes sur la politique de défense américaine
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    Ronald Reagan et Mikhail Gorbatchev ont paraphé le traité INF le 8 décembre 1987 à Washington (Ph.L.F.)

    Enième couac entre la Russie et les Etats-Unis. Selon Serguei Ryabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, les Etats-Unis essaient de mettre la pression sur Moscou pour obtenir des concessions dans le domaine de la stabilité stratégique.

    La sortie du vice-ministre russe fait suite à l'annonce, samedi dernier, du président américain Donald Trump après un meeting de campagne républicain dans le Nevada: «La Russie n'a malheureusement pas respecté le traité INF, donc nous allons y mettre fin et nous en retirer». Signé en 1987 par les dirigeants soviétique et américain, Mikhail Gorbatchev et Ronald Reagan, le traité INF a été ratifié par le Sénat américain en 1988.

    Par ce texte, les deux pays se sont engagés à éliminer leurs missiles nucléaires et conventionnels à courte et portée intermédiaire (entre 500 et 5.500 km). Selon le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, la Russie a mis au point un missile à courte portée capable de frapper une cible distante de 500 à 5.500 km, ce qu'interdit le traité INF (Intermediate Nuclear Forces Treaty).

    Le document de politique nucléaire du Pentagone publié en février indiquait qu’en réponse à la violation par la Russie, les États-Unis commenceraient à examiner leurs propres options en matière de systèmes de missiles conventionnels à portée moyenne.

    De son côté, la Russie nie toute violation de ce type. «Pendant toutes ces années, ils n’ont pas été en mesure de justifier de manière claire les raisons de leurs accusations», a déclaré Ryabkov à l'agence d'Etat russe TASS.

    L’abandon du traité pourrait avoir des conséquences importantes sur la politique de défense américaine en Asie et vis-à-vis de la Chine, avec laquelle Trump est engagé dans une guerre commerciale. N’étant pas partie prenante du traité, Pékin a investi massivement, ces dernières années, dans le développement de missiles.

    Le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, rencontrera les 22 et 23 octobre à Moscou, les hauts responsables de l'administration russe. Les entretiens pourraient inclure des déclarations aux autorités russes sur le retrait des États-Unis du traité historique sur les forces nucléaires à portée intermédiaire. Bolton discutera d’autres sujets importants, notamment la Corée du Nord, l’Ukraine et la Syrie.

    Un haut responsable de l'administration a déclaré que Bolton profiterait de cette visite pour discuter de la prochaine réunion entre Trump et Poutine. Lors de son séjour à Moscou, Bolton soulignera l’importance du maintien des sanctions contre la Corée du Nord afin de maintenir la pression sur l’élimination du programme d’armes nucléaires de Pyongyang.

    Le conseiller américain à la Sécurité nationale se rendra également en Azerbaïdjan pour des discussions sur diverses questions régionales, dont l'Iran, avant de poursuivre ses travaux en Arménie et en Géorgie.

    M.Ko. avec Agences

     

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