International

Croissance mondiale: Le FMI abaisse sa prévision

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5368 Le 10/10/2018 | Partager
Elle devrait se stabiliser à 3,7% en 2018 et 2019
Tensions commerciales, incertitudes liées au Brexit…
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La zone euro, la plus affectée par les tensions politiques et  commerciales est en dessous de la moyenne mondiale. Il en est de même de la région Mena 

Pas de changement pour la croissance économique mondiale en 2018 et 2019. Elle devrait se stabiliser au même niveau que celui de 2017, soit 3,7%. Mais la dernière prévision du Fonds monétaire international pour cette année et l’année prochaine est en légère baisse par rapport aux prévisions du Printemps (-0,2 point). L’explication tient à la montée des incertitudes liées aux tensions commerciales et à la situation de certains pays émergents.

Pour le FMI, «l’expansion généralisée de l’économie mondiale l’avait amené à prévoir une croissance de 3,9 % pour cette année et en 2019. Cependant, ce chiffre semble trop optimiste». Car, la croissance s’est avérée moins équilibrée que prévu. Non seulement certains des risques de dégradation relevés dans le rapport précédent du FMI se sont matérialisés, mais de plus, la probabilité de nouveaux chocs n’est pas à écarter.

Dans plusieurs grands pays, la croissance est portée par des politiques qui semblent intenables à long terme. Aux États-Unis, la croissance, soutenue par des mesures budgétaires pro-cycliques, reste vigoureuse et fait monter les taux d’intérêt. Mais  elle fléchira dès lors que certaines des mesures de relance prennent fin. La révision à la baisse de la croissance américaine en 2019 s’explique par la guerre commerciale que se livrent Pékin et Washington. 

La croissance chinoise attendue pour la même année a été aussi revue à la baisse pour les mêmes raisons.
Le Fonds a également abaissé la prévision de croissance de la zone euro à 2% cette année (-0,2 point) dont celle de l'Allemagne (-0,3 point) et de la France (-0,2 point). L’Hexagone pâtit du ralentissement de ses exportations vers la Chine. Le FMI relève les tensions politiques et diplomatiques qui ont contribué à affaiblir certaines économies. Il parle des difficultés récentes en Italie de former un gouvernement et les incertitudes que fait toujours peser le Brexit en Grande-Bretagne.

Il n’empêche que la dernière prévision dépasse celle enregistrée entre 2012 et 2016. De nombreux pays ont atteint le plein emploi ou s’en approchent, et les craintes déflationnistes antérieures se sont dissipées.  A charge pour les gouvernants d’accroître la résilience de l’économie de leur pays et de déployer les réformes propices à la croissance, soulignent les experts du FMI.

Globalement, par rapport à il y a six mois, les projections pour 2018–19 dans les pays avancés sont inférieures de 0,1 point de pourcentage, avec notamment des révisions à la baisse pour la zone euro, le Royaume-Uni et la Corée. Les révisions à la baisse pour les pays émergents et les pays en développement sont plus marquées: entre  -0,2 et -0,4 point de pourcentage, respectivement, pour 2018 et 2019.

 

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