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    Entreprises

    Renault trace ses priorités pour le Maroc

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5365 Le 05/10/2018 | Partager
    Performance industrielle, qualité du produit, intégration… Cambolive fait le point
    Gérer la croissance, trouver le bon équilibre Dacia-Renault, et prioriser les choix… aussi
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    Fabrice Cambolive posant devant le nouveau Kadjar au Paris Motor Show qui s’est ouvert hier. Pour le vice-président de Renault pour la région Afrique-Moyen-Orient-Inde (AMI), «le groupe réussit une bonne performance au Maroc» (Ph. YSA)

    RENAULT Maroc a de grandes ambitions pour le Royaume. Le constructeur français reconnaît la performance de sa filière marocaine. «Elle tire globalement notre performance en Afrique»,  souligne Fabrice Cambolive, vice-président de Renault pour la région Afrique-Moyen-Orient-Inde (AMI). En chiffres, les parts de marché de la marque au losange dépassent les 40%. En plus, ce qui est intéressant pour le premier constructeur automobile au Maroc, c’est qu’il fait vivre ses deux marques, Dacia et Renault, en réussissant une progression de part et d’autre.

    Outre ce motif de satisfaction, la filiale marocaine se développe sur des marchés très particuliers comme, tout récemment, celui du véhicule utilitaire (VU). «Nous avons réussi une très bonne performance pour l’utilitaire «Master» de Renault. Idem, côté Dacia, avec le Dokker. Et c’est un signe de la bonne vitalité de notre filiale», estime Cambolive. Au-delà de la performance, ce qui est appréciable pour le management du groupe, c’est le développement des deux marques, leur capacité d’aller sur des marchés où elles n’étaient pas leaders, et la capacité à développer leur image de marque. En ce sens, le Maroc est un pays où le Kadjar, à titre d’exemple, a le meilleur score en termes d’image et de notoriété. «Plus avantageux pour la filiale marocaine, c’est qu’elle a battu, cette année, un record de parts de marché et un record de production industrielle. Ce qui veut dire que nos véhicules sont non seulement appréciés au Maroc, mais ont aussi cette capacité à être appréciés en termes de qualité sur les marchés extérieurs et notamment l’Europe», souligne le vice-patron de la zone AMI.

    En d’autres termes, le Royaume est un «pays équilibré et un très bon élève africain qui a encore beaucoup de challenges», aux yeux des responsables du groupe français. Maintenant que le développement de Renault Maroc sur le marché local est très bon, celui à l’export l’est aussi, «mais peut encore être plus accéléré et amplifié vers le reste du continent africain». Pour y arriver, il faut continuer à bien maîtriser sa qualité de travail industriellement et commercialement. Il ne faut pas non plus déraper sur la qualité du service ni sur celle du produit. «L’essentiel est de pouvoir gérer sa croissance en étant modeste et sans rentrer dans des compétitions inutiles».

    «Tout le défi de la marque est de pouvoir trouver les débouchés de demain, continuer à maintenir son leadership au Maroc, et surtout utiliser le Royaume comme un levier et un pont vers le reste de l’Afrique», insiste Cambolive. Pour lui, «gérer la croissance, c’est garder le meilleur niveau de qualité du produit et trouver des relais de croissance et d’autres pays d’exportation avec lesquels Renault pourrait avoir des accords industriels, commerciaux et futurs agréments afin de permettre d’exporter le savoir-faire du Maroc». Un autre challenge de la marque française, celui de poursuivre en permanence la volonté d’intégration locale. Il s’agit là d’un des fondements du pacte signé entre les responsables de Renault et les autorités marocaines. Mais peut-on s’attendre à des moteurs produits au Maroc? «Il y aura de plus en plus d’intégration sur la question des moteurs. Ce n’est pas encore décidé. En revanche, dans les mois à venir, il y aura des actions communicatives pour plus d’intégration», répond le management de la région AMI. Ce dernier ne nie pas que l’arrivée du constructeur PSA au Maroc, dans quelques mois, constituera un accélérateur d’intégration. Surtout avec de nouveaux équipementiers qui pourront fournir également l’usine Renault de Tanger. Toutefois, sur la partie des moteurs, le groupe Renault veut rester très attentif. Sa priorité reste l’augmentation des capacités de production et la réalisation de sa stratégie d’intégration déjà définie. La firme entend tester l’élasticité du consommateur marocain à switcher vers les motorisations «essence». A ce titre, le modèle Clio-essence avait connu un franc succès. Mais pas au point d’abandonner le diesel qui constitue le gros de la commande Renault au Maroc. Notons enfin que la chute du diesel est en train de s’accélérer en Europe. Grâce à une prise de conscience environnementale chez les clients, ces derniers reviennent de plus en plus à des motorisations essence moins consommatrices. Et c’est aux constructeurs de suivre. 

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