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    Libye: Incertitudes sur la tenue des élections

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5362 Le 02/10/2018 | Partager
    La date du 10 décembre, fixée par l’accord conclu à Paris, risque d’être compromise
    Elles pourront être organisées dans 3 à 4 mois
    Le référendum sur le projet de Constitution prévu avant la fin de l’année
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    Les violences qui continuent de secouer la Libye risquent de compromettre la tenue des élections parlementaire et présidentielle. L’attaque qui avait endommagé le siège de la Commission électorale à Tripoli a retardé le processus d’inscription des électeurs qui devra être relancé dans les prochains jours (Ph. AFP)

    Prévues pour le 10 décembre prochain, les élections en Libye risquent d’être reportées à l’année prochaine. L’accord conclu entre les quatre principaux protagonistes libyens à Paris ne sera pas respecté à cause d’une série de contraintes. En tête, les violences qui continuent de rythmer la vie dans le pays depuis la chute du régime de Kadhafi.

    Par exemple, un groupe armé a attaqué, en mai dernier, le siège de la Commission électorale à Tripoli. Ce qui s’est traduit par la suspension de la campagne d’inscription des électeurs. Cette opération devra reprendre dans les prochaines semaines, selon la mission des Nations unies en Libye. Outre ces «contraintes logistiques», la tenue des élections implique l’adoption d’une série de lois.

    En tête, la «base constitutionnelle», qui devait être approuvée le 16 septembre dernier. Cette échéance n’a pas été respectée. Ce texte vient d’être adopté il y a quelques jours. Actuellement, deux autres projets sont encore attendus. Il s’agit des lois électorales parlementaire et présidentielle, comme l’a souligné l’émissaire onusien en Libye Ghassan Salamé. Celui-ci s’est dit «sceptique sur la possibilité de la tenue des élections en décembre».

    Pour lui, le référendum sur le projet de Constitution pourrait avoir lieu avant la fin de l’année. Les élections parlementaire et présidentielle ne pourraient être tenues, quant à elles, que dans trois à quatre mois, «si les conditions de sécurité le permettent». Actuellement, ce pays est dirigé par deux instances rivales.

    D’un côté, le gouvernement d’union nationale, basé à Tripoli, et une autre entité soutenue par un Parlement et par les troupes dirigées par le maréchal Khalifa Haftar. Parallèlement, des confrontations armées continuent de secouer le pays.

    Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est récemment dit «alarmé par le nombre croissant de violations de l’accord de cessez-le-feu». Le 29 septembre dernier, le ministre des Affaires étrangères libyen a appelé l’ONU à transformer la mission politique en Libye en une mission d’appui à la sécurité.

     

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