Economie

Evaluation des politiques publiques: La CGEM expose le modèle marocain au Sri Lanka

Par Hassan EL ARIF | Edition N°:5355 Le 21/09/2018 | Partager
Le patronat propose la pérennisation de la Commission parlementaire dédiée
Le Maroc a signé la Déclaration de Colombo
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Abdelkrim Mehdi, président de la Commission d’évaluation des politiques publiques à la Chambre des conseillers (Ph. Privée)

La Commission d’évaluation des politiques publiques à la seconde Chambre est présidée par Abdelkrim Mehdi, représentant parlementaire de la CGEM. Il a représenté le Maroc au congrès mondial sur l’évaluation des politiques publiques qui s’est tenu du 17 au 20 septembre à Colombo, capitale du Sri Lanka, pour exposer l’expérience nationale devant un parterre de 11 parlementaires représentant 70 pays. L’événement a été marqué par la présence du président sri-lankais et de plusieurs ministres venus du monde entier.

«L’évaluation des politiques publiques est un principe inscrit dans la Constitution de 2011 et confié à un certain nombre d’acteurs, incluant le Parlement en vertu des articles 70 et 101. L’évaluation est effectuée via une séance plénière annuelle», a déclaré Abdelkrim Mehdi dans son discours.

Instituée par le règlement intérieur de la Chambre des conseillers, la Commission chargée de l’évaluation des politiques publiques est composée de représentants de différents partis politiques qui sont choisis par voie de vote. Les travaux de chaque exercice d’évaluation sont sanctionnés par un rapport qui est débattu en séance plénière en présence des conseillers et de membres du gouvernement.

Au cours de ces dernières années, plusieurs missions ont été conduites sur des thématiques aussi variées que la création de richesses, les stratégies sectorielles (Plan d’accélération industrielle, Halieutis, énergies renouvelables…). Le dernier rapport sur l’évaluation des secteurs sociaux, traitant de l’éducation, de la santé et des centres régionaux d’investissement (CRI) a été retardé. Il devra être réactualisé sur la base des projets de loi dans le circuit législatif ou des nouveaux changements en cours d’adoption.

La Commission d’évaluation s’appuie sur l’expertise de plusieurs institutions constitutionnelles telles que le Conseil économique, social et environnemental, le HCP, le CNDH, la Cour des comptes.

D’aucuns pourraient se demander à quoi servent les travaux de cette commission. La question a été posée à plusieurs reprises lors du congrès mondial. «A travers ses rapports annuels, la commission donne aux conseillers les moyens de contrôler l’action de l’exécutif et de mettre le doigt sur les insuffisances qui doivent être corrigées», rétorque Abdelkrim Mehdi.

L’expérience marocaine a été citée en exemple dans la région Mena dans le rapport sur la réalisation des objectifs du développement durable, rendu public lundi 17 septembre à Kigali.

 

 

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