Culture

Le chant du colibri fait escale à Casablanca

Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5353 Le 19/09/2018 | Partager
Le mouvement de Pierre Rabhi à Casablanca et Rabat
Première manifestation hors de l’hexagone
pierre-rabhi-053.jpg

Le mouvement du colibri, créé par l’essayiste paysan français Pierre Rabhi, pionnier de l’agro-écologie, défend une agriculture raisonnée respectant le cycle de la nature et qui permet de «produire autrement pour manger autrement» (Ph. DR)

Il était une fois, un terrible feu de forêt qui ravageait des centaines et des centaines d’arbres. Les animaux, terrifiés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit: «Colibri! Tu n’es pas fou? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu!». Et le colibri lui répond: «Je le sais, mais je fais ma part.».

De cette légende amérindienne s’est inspiré Pierre Rabhi l’essayiste, agriculteur écologiste, romancier et poète français, pour fonder le mouvement du Colibri en France. Devenu l’une des figures représentatives du mouvement politique et scientifique de l’agroécologie en France, Pierre Rabhi sera l’invité vedette de la saison culturelle de l’Institut Français.

Les 6 et 7 octobre, Rabat et Casablanca abriteront «Le Chant des Colibris – l’appel du monde de demain», un évènement qui réunira des dizaines d’artistes et d’activistes pour «inspirer, relier et soutenir les citoyens, aspirant à remettre l’écologie et la solidarité au cœur de leur vie quotidienne», détaillent les organisateurs.

Le paysan, écrivain et fondateur du Mouvement Colibri, ouvrira le bal à l’école Molière, à Casablanca avec une conférence prévue le 6 octobre à 11h (le lendemain à Rabat), et qui sera une «invitation à contribuer à l’émergence de nouvelles initiatives en faveur de la sobriété heureuse qu’il appelle de ses vœux», explique Martin Chénot, directeur de l’Institut français de Casablanca.

Au programme également, un rassemblement autour de projets liés à l’alimentation, l’énergie, l’habitat, l’économie collaborative, la consommation responsable autour du «village des initiatives» un espace pensé comme un lieu de rassemblement familial et festif. Un village «permettra au grand public de découvrir, par le biais d’activités participatives, une société où l’humain et la nature seraient au cœur de chaque projet.»

Toujours en lien avec l’esprit du mouvement Colibri, un programme de rencontres, de conférences et de projections de films et documentaires est également prévu. Pour le côté festif, des artistes comme Zaz, Oum, Tyro, Reda Allali, et des personnalités comme Cyril Dion et Fatym Layachi partageront la scène jusqu’à tard dans la nuit.

Le reste de la programmation culturelle sera également placé sous le signe de l’environnement. La saison débutera avec «Ce soir je ne jouerai pas Antigone», pièce de théâtre de Roger Lombardot. Celle-ci raconte la violence de l’expérience des migrants qui tentent de traverser la Méditerranée. Au menu également le concert de «Anda-Lutz».

Cette formation invite le public à une promenade musicale et poétique dans laquelle se mélangent, hier et demain, rage et douceur, richesse et simplicité, rêve et réalité. Outre les créations théâtrales et musicales, cette nouvelle saison propose des expositions artistiques. Parmi lesquelles on retrouve «Kariati Hayati /Mon village, ma vie» de Hassan Darsi et «Ethnofolk» de Daoud Aoulad Sayed.

 

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc