Régions

Fès s’associe à un groupe franco-italien pour gérer ses parkings

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5351 Le 17/09/2018 | Partager
Une société de développement locale (SDL) sera créée
La mairie attend l’aval de l’Intérieur pour signer
74 millions de DH pour un parking souterrain à la Place de Florence
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La future SDL se chargera de la gestion et l’exploitation du stationnement pendant 25 ans. Elle engagera quelque 74 millions de DH pour l’aménagement d’un parking souterrain d’une capacité de 500 voitures à la Place de Florence  (Ph. YSA)

Une réorganisation de la gestion du stationnement, un parking souterrain à la Place de Florence, et des aires de stationnement intelligentes… C’est en gros ce que promet Driss El Azami El Idrissi, à travers la future Société de développement locale (SDL) en charge du stationnement.

Le maire de la capitale spirituelle a levé le voile, le 13 septembre dernier, sur son partenaire en charge de la gestion des parkings. Il s’agit du groupement KLB, constitué de sociétés Kiunsys et Liberologico d’Italie et Bigazzi de France.

La future SDL disposera de l’expertise du métier, tout en gardant le contrôle nécessaire pour la bonne réalisation du projet. Concrètement, les actionnaires de la nouvelle entreprise seront la commune de Fès, à hauteur de 51% au minimum, et le groupement KLB, à hauteur de 49% au maximum.

Une fois constituée, la SDL aura pour objet la gestion du stationnement dans le périmètre urbain de la ville de Fès. L’ambition du conseil communal est de mettre en place un mode de gestion innovant et intelligent. Lequel permettra d’améliorer la qualité du service ainsi que les recettes générées par le secteur. Celles-ci sont estimées actuellement à près de 5 millions de DH par an. Grâce au nouveau mode de gestion, les recettes devraient atteindre, d’ici trois ans, 18 millions de DH par an.

En attendant, la future SDL envisage la construction et l’exploitation d’un parking de deux étages en sous-sol sur la place Florence. D’une capacité d’environ 500 places, l’édifice nécessitera un investissement de 74 millions de DH. Pour aller vite, la société se chargera de toutes les études techniques et des documents administratifs nécessaires pour la réalisation de ce projet, dans une période ne devant pas dépasser 10 mois, à compter de la date de signature du contrat.

Critiqué sur le retard de réalisation des travaux d’aménagement, El Azami accorde une période de deux mois pour le lancement effectif du projet. Sa mairie exige, également, un montant de 6 millions de DH, qui sera encaissé annuellement. Selon les termes du contrat, «cette somme sera révisée chaque année sur la base des augmentations des prix des tickets et des espaces exploités par la société».

A noter que le groupement KLB se chargera de la gestion du stationnement pendant une durée de 25 ans, à compter de la date de signature du contrat. Toutefois, l’aboutissement du processus de création de la SDL «reste lié à l’approbation de la convention par le Conseil de la Commune de Fès, et le visa du ministère de l’Intérieur, conformément à la loi organique relative aux communes».

Rappelons que la décision de création d’une SDL pour la gestion du stationnement s’est soldée par l’élaboration d’un cahier des charges, puis le lancement d’un appel à manifestation d’intérêt. La date limite de dépôt des dossiers de candidature étant fixée au 29 juin 2018, la mairie a reçu trois offres. «Deux répondaient aux conditions de consultation pour le dialogue compétitif», explique-t-on. Et d’ajouter: «La sélection du partenaire s’est faite selon la procédure du dialogue compétitif».

Comme pour la SDL de l’éclairage public, l’objet de cette procédure est de permettre à la commune de déterminer la ou les solutions, ainsi que les moyens techniques les mieux à même de répondre à ses besoins. Au final, l’offre du groupement KLB a été jugée la plus avantageuse.

El Azami défend son bilan devant les siens

VIVEMENT critiqué sur son action à Fès, Driss El Azami El Idrissi présentera son bilan de mi-mandat, le 19 septembre, d’abord devant les partisans du PJD. Auparavant, il a confié à L’Economiste que son «conseil a réussi plusieurs réalisations et qu’il continuera à s’investir». «Tout va bien et rien ne pourrait réduire notre action à néant», revendique-t-il. A ceux qui s’activent sur les réseaux sociaux affirmant que le maire «n’a rien fait depuis 3 ans, au point que la ville est aujourd’hui sinistrée, morte,…», il répond que «la gouvernance locale se fait désormais en respect des lois en vigueur». «Nous avons coupé court à la corruption, et ceci dérange une vingtaine d’individus. J’irai désormais me défendre devant la justice et j’engagerai une véritable communication dès la prochaine session (en octobre), pour promouvoir les projets de la ville», argue El Azami.

De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

 

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