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    Finances-Banques

    Bourse/Afrique centrale: Méfiance, méfiance...

    Par Franck FAGNON | Edition N°:5348 Le 12/09/2018 | Partager

    L’indice de confiance des investisseurs dans la zone Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) est ressorti à 46,7 points pour la première édition de l’indicateur. Il s’agit d’un outil d’analyse supplémentaire pour les investisseurs dans cette zone.

    Le même exercice sera reproduit pour la zone UEMOA (Union économique et monétaire ouest africaine). Les résultats de l’enquête dans cette région sont attendus dans les prochains jours. Attijariwafa bank est implanté dans dix marchés dans ces deux zones économiques.

    En Afrique centrale, les investisseurs restent globalement méfiants qui plus est dans une région où le risque politique et social est un peu plus élevé qu’ailleurs. Dans ce climat, les institutionnels et gérants locaux sont moins attentistes que les autres catégories d’investisseurs.

    L’indice de confiance s’établit à 52,6% pour ces acteurs contre 41,3 points pour les particuliers et 37,1 points pour les étrangers. L’écart entre le niveau de confiance des investisseurs locaux et les étrangers se traduit aussi sur la prime de risque exigée pour les placements au Cameroun et au Gabon. Le différentiel entre les investisseurs locaux (5,09%) et étrangers (11,01%) est de l’ordre de 5 points de pourcentage pour des placements de 2 ans sur les secteurs non cotés et en Bourse au Cameroun.

    Le surcoût par rapport à un placement sans risque exigé au Gabon est 0,5 point inférieur par rapport au Cameroun. En revanche, l’écart entre les deux catégories d’investisseurs reste du même acabit. Pour les placements sur la dette privée cotée, les écarts se resserrent dans les deux pays (0,73 point). En général sur ces marchés, les exigences des étrangers intègrent une prime de risque pays.  

    La dépendance des économies de la région des prix des matières premières a fragilisé la croissance ces dernières années. Pour 40% des investisseurs sondés, les secteurs hydrocarbures et mines continueront de peser sur l’activité au 4e trimestre. A l’inverse, les drivers seraient l’agroalimentaire et les infrastructures. Peu  parient sur l’industrie.

     

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