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    International

    Commerce: Le retour au dialogue UE/USA

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5348 Le 12/09/2018 | Partager
    Les responsables se sont rencontrés à Bruxelles
    Ils veulent obtenir une déclaration commune
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    C'est pour discuter du commerce que le représentant américain Robert Lighthizer et son homologue européenne, la commissaire Cecilia Malmström, se sont rencontrés lundi 10 septembre à Bruxelles. Cette réunion fait suite à la visite fin juillet à Washington du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui avait abouti à une déclaration commune avec Donald Trump.

    Ils s’étaient engagés à travailler ensemble à l’élimination des droits de douane sur les biens industriels entre l’UE et les Etats-Unis, à l’exception du secteur automobile. Une annonce qui avait ouvert une trêve dans le conflit commercial, au moment où le président américain menaçait encore de taxer les voitures européennes, après avoir déjà infligé des taxes punitives sur l’acier et l’aluminium du Vieux Continent.

    Les Européens refusent ainsi catégoriquement, à l’inverse des Américains, d’inclure l’agriculture dans les discussions sur un accord commercial. Mais ils se disent prêts à le faire pour le secteur automobile (particulièrement sensible pour l’Allemagne).

    Malmström et Lighthizer veulent s’entendre sur la forme des futures négociations et sur le calendrier. En gage de sa bonne volonté, l’UE a multiplié ces dernières semaines les signaux positifs envers les Etats-Unis. Les Européens se sont par exemple dits prêts à discuter de l’éventualité de garantir à Washington une part plus importante dans le quota de boeuf étranger importé dans l’Union.

    Une proposition qui répond à une demande américaine ancienne. Ils ont aussi vanté le bond en juillet (+283%) des importations par l’UE de soja américain, alors que cette hausse vertigineuse n’a rien à voir avec les discussions en cours. Le prix du soja produit aux Etats-Unis a en effet baissé car les agriculteurs locaux sont à la recherche de nouveaux débouchés. Et ce, depuis que Pékin leur a imposé des droits de douane élevés... en représailles d’un geste similaire de Trump.

    Si la majorité des Etats membres font pour l’instant front commun derrière la stratégie de Bruxelles, certains pays restent sceptiques. Ceci au moment où se présente une échéance électorale majeure aux Etats-Unis: les élections de mi-mandat le 6 novembre.

    Au fait, le président américain pourrait de nouveau être tenté de jouer la carte protectionniste au cours de la campagne, au risque de faire voler en éclat la paix fragile conclue avec l’UE. Face à cette incertitude, la Commission européenne a préparé un plan B. Elle a finalisé cet été une liste de produits américains à taxer en représailles à d’éventuelles taxes américaines sur les voitures.

    Apple vs Trump

    Nouvel épisode dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Donald Trump a appelé le groupe Apple à produire ses appareils aux Etats-Unis plutôt qu’en Chine. Ce serait le meilleur moyen, assure-t-il, «pour le groupe d’éviter de subir les conséquences de la guerre commerciale en cours avec Pékin». Très dépendant du géant asiatique, où il fait fabriquer la plupart de ses appareils, Apple pourrait se retrouver entre les tirs croisés des deux puissances. Son patron Tim Cook a récemment estimé que les taxes douanières imposées à la Chine par le locataire de la Maison-Blanche s’apparentaient à des «taxes sur le consommateur». Entre juillet et août, 50 milliards de dollars de biens chinois ont déjà été frappés de taxes américaines. Pékin a répliqué à l’identique et a prévenu qu’il pourrait viser encore 60 milliards de dollars de biens américains. Le président américain laisse planer le doute sur la taxation de 200 milliards de dollars supplémentaires de biens chinois. Cette nouvelle mesure pourrait être appliquée prochainement.

     

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