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    International

    Suède: L’extrême droite aux portes du pouvoir

    Par L'Economiste | Edition N°:5347 Le 10/09/2018 | Partager
    Elle surfe sur la vague des craintes liées à l’immigration
    Les partis dominants depuis plus d’un siècle font bloc

    L’extrême droite peut-elle remporter les législatives suédoises? Selon les derniers sondages, elle a de fortes chances de dominer le scrutin qui a démarré hier dimanche. 7,5 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes. Les élections interviennent dans un contexte dominé par les déchirements sur la politique migratoire dans toute l’Europe. L’un des enjeux du scrutin concerne le taux de participation, généralement l’un des plus élevés d’Europe.

    En 2014, il avait atteint 86%. Au cours des tout derniers jours précédant la fin de la campagne électorale, 1 électeur sur 5 était encore indécis. Les électeurs de l’extrême droite sont généralement plus mobilisés que les sympathisants des autres formations politiques.

    Les sondages d’opinion attribuaient 16 à 25% des voix au parti des Démocrates de Suède (SD) qui, à l’instar du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD), dénonce la  menace culturelle que représente l’arrivée de centaines de milliers de demandeurs d’asile. Dans le même temps, les scores cumulés des deux partis dominants du champ politique, sociaux-démocrates et modérés, totaliseraient environ 40% des intentions de vote, en recul de plus de 10% par rapport aux législatives de 2014.

    La situation inédite de l’extrême droite et le recul des partis traditionnellement dominants rendent impossible de pronostiquer le nom du prochain Premier ministre.

    Stefan Löfven, Premier ministre actuel, parle des législatives 2018 comme un «référendum pour l’Etat-providence» au moment où l’extrême droite veut en faire un plébiscite contre sa politique migratoire. Pour la seule année 2015, la Suède a enregistré 160.000 demandes d’asile, soit la plus forte proportion d’Europe, rapportée au nombre d’habitants.

    A la veille des élections, Stefan Löfven a stigmatisé «les forces haineuses» et exhorté les électeurs à s’aligner sur le «bon côté de l’histoire» alors que le leader des conservateurs, Ulf Kristersson, a appelé à une «coopération au-delà des lignes partisanes pour isoler les forces prônant le repli». Le parti social-démocrate du Premier ministre sortant et les Modérés (conservateurs) se succèdent aux affaires publiques depuis plus d’un siècle.

    Parallèlement, dans le sud de la Suède, base arrière de l’extrême droite, le président des Sverigedemokraterna, Jimmie Akesson, parlait de l’hypothèse de devenir «le premier parti du pays».

    H.E. avec AFP

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