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Elections en Mauritanie

Par L'Economiste | Edition N°:5344 Le 05/09/2018 | Partager
Le parti au pouvoir et les islamistes en tête

Le parti au pouvoir en Mauritanie et les islamistes étaient, lundi 3 septembre 2018, en tête après les élections législatives, régionales et locales. C’est ce que dévoilent les premiers résultats partiels disponibles.

Si l’opposition a dénoncé des problèmes d’organisation et des «fraudes massives», une mission d’observateurs de l’Union africaine (UA) a estimé que les problèmes constatés ne remettraient pas en cause la crédibilité de ces élections. La mission de l’UA, arrivée le 22 août en Mauritanie, est composée de 30 observateurs. Elle a appelé toutes les parties à accepter les résultats qui sortiront des urnes et à privilégier les instances habilitées en cas de recours ou de contestation.

Le niveau de la compilation des résultats de ces scrutins avait atteint entre 20 et 30% pour les législatives et 50% pour les régionales et municipales. Le retard dans leur finalisation est dû à la nature très complexe des scrutins ainsi qu’aux problèmes techniques. Un nombre record de 98 partis, dont ceux de l’opposition «radicale» qui avaient boycotté les législatives de 2013, se sont présentés à ces élections.

De fortes pluies ont empêché l’accès des équipes de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à des localités dans au moins cinq régions du pays. Ce scrutin est considéré comme un test pour le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 2008.

Elu en 2009 et réélu en 2014, il a appelé les électeurs à plébisciter L’Union pour la République (UPR) lors de ces élections. Bien qu’il se soit engagé à maintes reprises à ne pas tenter de modifier la limitation à deux du nombre de mandats présidentiels, il n’a pas apaisé les soupçons de l’opposition sur ses intentions pour la présidentielle prévue mi-2019.

F. Z. T. avec agences

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