×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

Fin du changement d'heure: Et si l’on sondait les Marocains

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5343 Le 04/09/2018 | Partager
Les Européens le plébiscitent
Incidences sur la santé, accidents de la route, absence d'économie d'énergie…
Les premiers résultats d’une consultation publique
changement-dheure-043.jpg

Introduit en Europe à l'origine pour réaliser des économies d'énergie, le changement entre heure d'été et d'hiver suscite de vives oppositions depuis des années (Ph. AFP)

Près de 84% des Européens ont plébiscité la fin du changement d'heure semestriel (appliqué au Maroc aussi). Ce sont là les premiers résultats de la consultation publique effectuée par la Commission européenne. Cette consultation en ligne, qui s'est déroulée du 4 juillet au 16 août 2018, a recueilli 4,6 millions de réponses provenant des 28 Etats membres.

Plusieurs pays du nord de l'Europe, comme la Lituanie, la Finlande, la Pologne ou la Suède, réclament l'abandon de ce système. Pensez-vous que le Maroc suivra l’exemple des Européens? Un sondage s’avère nécessaire pour recueillir l’avis des Marocains. Le changement d’heure a été décidé par le gouvernement pour rationaliser l’utilisation de l’énergie et  s’adapter avec l’environnement économique européen.

Les résultats de la consultation publique laissent apparaître que les Allemands sont particulièrement intéressés par le sujet, puisque 3,79% de leur population ont répondu au questionnaire. Ils sont suivis par les Autrichiens (2,94%) et les Luxembourgeois (1,78%). Dans tous les autres pays, moins d'1% de la population s'est manifesté. Les Italiens ne sont par exemple que 0,04% à avoir répondu à cette consultation et les Espagnols 0,19%.

«Des millions d'Européens ont participé à notre consultation publique pour faire entendre leur voix, et leur message est très clair. Nous allons maintenant agir en conséquence et élaborer une proposition législative que nous présenterons au Parlement européen et au Conseil, qui décideront ensemble de la suite à donner», a indiqué Violeta Bulc, commissaire européenne chargée des transports. La proposition de Bruxelles a été immédiatement soutenue par la chancelière allemande Angela Merkel.

«Nous sommes d'accord avec la proposition faite par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker», a pour sa part réagi la porte-parole du gouvernement espagnol, Isabel Celaa. Mais la proposition n'a pas reçu le même écho en Italie.

Il ressort également des premiers résultats que le changement d'heure semestriel est vécu comme une expérience «négative» ou «très négative» par plus des trois quarts (76%) des participants à la consultation. Parmi les raisons invoquées par les répondants pour mettre fin au changement d'heure figurent les incidences négatives sur la santé humaine, l'augmentation du nombre d'accidents de la route ou l'absence d'économie d'énergie.

Les résultats finaux de la consultation publique seront publiés dans les semaines à venir. La Commission va maintenant soumettre une proposition au Parlement européen et au Conseil en vue de modifier les dispositions actuelles relatives au changement d'heure.

Un peu d’histoire

La majeure partie des Etats membres appliquent depuis longtemps les dispositions relatives au changement d'heure, qui remontent pour la plupart aux Première et Seconde Guerres mondiales ou à la crise pétrolière des années 1970. A partir des années 1980, l'Union européenne a progressivement adopté une législation grâce à laquelle tous les Etats membres s'accordaient pour coordonner le changement d'heure et mettre un terme aux divergences nationales entre les calendriers. Depuis 1996, tous les Européens avancent leur montre d'une heure le dernier dimanche de mars et la reculent d'une heure le dernier dimanche d'octobre. Les dispositions européennes n'avaient pas pour objectif d'harmoniser le régime horaire au sein de l'UE, mais de résoudre certains problèmes dus à une application non coordonnée des changements d'heure pendant l'année, notamment dans les secteurs des transports et de la logistique. Outre le régime de changement d'heure dans l'Union, les Etats membres sont regroupés en trois fuseaux horaires différents. La décision relative à l'utilisation d'un fuseau horaire déterminé relève de la compétence nationale.

 

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc