Courrier des Lecteurs

Lydec: Nouveau scandale sur la hausse des prix

Par L'Economiste | Edition N°:5332 Le 09/08/2018 | Partager
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La Lydec vient une nouvelle fois d’augmenter ses prix. Le délégataire a en effet revu à la hausse ses tarifs en eau et en assainissement appliqués à la catégorie de clients «entreprises». Une décision critiquée de plein fouet par bon nombre de nos lecteurs… (cf. notre édition du 02/08/2018)  

■ Un abus pour les citoyens
C’est clairement de l’abus pour les citoyens qui n’ont pas été consultés au préalable ni avertis concernant ces augmentations successives. On se demande donc quel rôle joue la mairie qui a délégué ces services à la Lydec.
Le consommateur au Maroc a au final été laissé pour compte alors que le coût de la vie augmente continuellement et que les salaires restent figés suite à la crise économique que connaît le pays. C’est injuste! Précisons que sous d’autres cieux, l’électricité est beaucoup moins chère qu’au Maroc! Cet abus est une nouvelle forme d’impérialisme économique dont les premières victimes sont nos concitoyens…
Berrada Laila

■ Que font les associations?
Les augmentations de prix répétées à la Lydec me hérissent le poil… Le problème, c’est que le consommateur n’a aucun moyen d’action pour faire le poids face à ces décisions arbitraires. Il faudrait que les associations de défense des consommateurs se mobilisent sur cette question. C’est urgent!
Bouasria

                                                                              

■ Mauvaise date?
Choisir le 7 août pour faire une sortie dans la presse économique francophone sans rien dire de concret, quel intérêt? Saâdeddine El Othmani aurait eu plus de chance de toucher son auditoire en donnant une interview à El Pais.
Smael Sebti

Réponse du groupe Eco-Médias :

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Smael Sebti a évidemment le droit d’écrire ce que bon lui semble.
1er point: Il est seulement dommage pour lui, et rien que pour lui, d’étaler publiquement des erreurs d’information et de raisonnement. Le groupe auquel appartient L’Economiste n’est pas que francophone, il est d’abord et massivement arabophone. Un conseil: il faut lire davantage les médias, surtout si l’on veut en être un expert, qui plus est reçu par Atlantic Radio, pour l’émission «Les Décodeurs»;
2e point: Pour les opérateurs, y compris politiques, se montrer et parler dans L’Economiste c’est cibler un public économique, délivrer un message économique. Ce qui aurait pu être compris par notre détracteur. Soyons magnanimes et disons pour sa défense que ce n’est pas sa compréhension qui est en jeu: il n’a juste pas lu les articles;
3e point: Il aura peut-être échappé à notre détracteur qu’il y a une certaine urgence à rétablir la confiance dans notre pays, redonner confiance aux investisseurs, faire cesser les combats d’arrière-garde qui obscurcissent l’horizon… Notre détracteur aurait-il préféré attendre encore des mois et des mois avant d’autoriser le chef du gouvernement à faire face à ses urgences?
Mais encore une fois, Smael Sebti est libre de dire et d’écrire ce que bon lui semble. Nous, Groupe Eco-Médias,  nous avons le devoir d’apporter les informations correctes pour que le public soit juge.

                                                                              

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RAM: Les clients en colère!

Depuis le 20 juillet dernier, plus d’une centaine de vols ont été annulés par la Royal Air Maroc. Une crise qui pourrait bel et bien compromettre la saison estivale. Les clients en colère se sont déchainés sur notre espace Courrier… (cf. notre édition du 02/08/2018)  

■ Un service inadmissible !
La RAM mérite ce qui lui arrive car celle-ci n’a rien d’une compagnie qui se respecte. J’ai ainsi vécu le pire pour un vol en aller-retour Fès-Paris, prévu à 16 heures le 28 juillet dernier. Tout d’abord, à peine arrivé à 14 heures pour l’enregistrement, je constate que la compagnie assurant le vol a été changée. Ensuite, l’on m’annonce que le vol aura un retard de 4 heures et demi, ce qui laisse supposer une arrivée de nuit… J’ai alors pris la décision d’annuler mon vol et de ne pas partir, mais je ne fus pas au bout de mes peines ! Je me suis alors dirigé vers un responsable, qui s’est rapidement dérobé pour laisser place aux hôtesses. L’une d’entre elles m’a alors informé que je devais me rendre au siège de la compagnie à Fès et que c’était l’unique procédure à suivre. Une fois sur place, on m’explique que toute demande concernant des billets achetés en ligne doit impérativement passer par la hotline de la compagnie, sauf que cette dernière ne répond jamais. Et je vous épargne les mensonges et la mauvaise foi qui m’ont finalement poussé à écrire une réclamation en ligne. Trois jours après cette mauvaise expérience, je ne suis toujours pas parvenu à joindre la hotline du groupe. Extrêmement décevant!
Yahya
■ Un manque flagrant de décence
J’ai acheté un billet d’avion RAM et j’apprends que mon vol a été annulé. J’avais par ailleurs déjà payé l’hôtel pour toute la durée de mon séjour. Je me suis alors rapidement rendu à une agence située sur le boulevard Massira à Casablanca afin d’en savoir plus et de m’informer à ce sujet. Sur place, personne n’a pu me livrer la moindre explication, ni pris la peine de s’excuser. Je peux comprendre les difficultés auxquelles la compagnie fait actuellement face, mais cela ne justifie en aucun cas ce manque de décence à mon égard… La prochaine fois, je prendrai un vol sur une autre compagnie, même si cela me coûtera probablement plus cher!
Denussy

■ Traités comme du bétail qui a la gale!
La RAM informe certes ses passagers, mais à quoi bon quand l’avion a plus d’une demi-journée de retard... En effet, le premier août, j’embarquais pour un vol à bord de la compagnie lorsqu’un membre du personnel nous précise que nous partirons avant l’heure prévue. Quelques instants plus tard, l’on nous annonce que le vol accusera un léger retard de 30 minutes et que l’avion partira vers 11h30. Nous étions ainsi plus d’une trentaine de personnes à devoir patienter. Mais nos soucis ne faisaient que commencer. Ainsi, vers midi, l’on apprend avec stupeur que le vol est reporté jusqu’à 14h30 puisque l’appareil en question arrivait en retard d’Errachidia. Les autres passagers et moi-même avons alors pris notre mal en patience et réclamé une collation… L’on nous a alors précisé qu’il suffisait de se présenter à un fast food et de montrer son ticket d’embarquement pour pouvoir bénéficier d’un repas offert. Mais les rares passagers qui y ont cru se sont vu refuser cette prestation sous prétexte que la RAM devait leur délivrer un bon spécifique… La mascarade continua tout l’après-midi, le vol ne cessant d’être retardé. A 16h30, quelle ne fut pas notre surprise lorsque personne n’était présent sur place pour nous informer de l’évolution des choses. Même le chef d’escale ne répondait pas au téléphone. Nous étions alors pris en otage par cette compagnie et parmi nous se trouvaient plusieurs bébés ainsi que des femmes enceintes! Les autres clients et moi-même avons alors décidé de porter plainte contre la RAM. Après avoir tenté de nous calmer, un responsable de la police nous a finalement annoncé que le décollage était prévu pour 19h30… Pourtant, sur les tableaux d’affichage, le vol était toujours prévu à 10h30 du matin avec un statut «terminé». Au final, nous avons quitté le sol marocain vers 20h10! Bref, une première journée de nos vacances passée comme otages de la RAM, qui nous a traités comme si nous étions du bétail qui a «la gale». Quelle honte!

Echrif Mohamed

                                                                              

Consensus national: Un socle à reconstruire

L’éditorial de Nadia Salah datant du 2 août dernier, qui insistait sur la reconstruction du socle du consensus national, a fait mouche sur la toile. Beaucoup de nos lecteurs ont ainsi fait part de leurs réflexions personnelles sur ce sujet pour le moins stratégique pour l’avenir politique et économique du pays. (cf. notre édition du 02/08/2018)  

■ Des conclusions stratégiques à dégager
Ce qui est plaisant dans les éditoriaux de Nadia Salah, c’est qu’ils provoquent la réflexion… D’après la directrice des rédactions, le «socle national» serait menacé par deux «fleurons» de l’immobilier qui se cassent la figure en Bourse. De même, serait-il prudent que les électeurs laissent deux mandats successifs entre les mains d’un seul et même parti? C’est anormal que les électeurs ruraux ne votent pas pour le RNI, qui pourtant dirige le ministère censé s’occuper d’eux? Il faut, sans tarder, «aménager, voire reconstruire, le socle du consensus national». Là s’arrêtent les observations de la journaliste. C’est ensuite au lecteur d’en tirer les conclusions nécessaires…Il faut tout d’abord réguler l’immobilier afin que les banques ne se mettent pas en danger en prêtant aux petits promoteurs.. Une décision qui ferait augmenter l’offre au point d’écraser les prix. Il faut également que le PJD ne remporte plus aucun mandat, car la démocratie exige de l’en empêcher.
Aguerzam

■ Un manque de clairvoyance politique
Comment peut-on faire échouer un parti réélu deux fois si l’on se trouve en démocratie? Comment peut-on par ailleurs établir un rapprochement entre un ministère de l’exécutif et le vote des citoyens? Tous les transporteurs voteront pour le parti du ministre des transports et tous les soignants et patients voteront pour le parti du ministre de la santé. Il est vrai que les Marocains n’ont pas la clairvoyance politique nécessaire mais pas au point d’élire des ministères!
Djamel

                                                                              

■ Nouvelle politique économique

A partir de la semaine prochaine, nous allons expérimenter une toute nouvelle politique économique. En effet, nous avons compris que lorsqu’on travaille peu, on obtient des résultats moindres malheureusement. Alors, voici venu le moment d’effectuer un changement radical, audacieux et merveilleux. Pour commencer, mardi 14 août étant férié, lundi le sera avec. On ne va tout de même pas m’abandonner tout seul ce pauvre mardi, n’est-ce pas ? Et puis nous aimons les religions, surtout les jours de fête comme le 15 août par exemple… donc vive la Vierge Marie, mère de ce faux prophète de Jésus. Mardi 21 sera la fête de la Jeunesse. Donc, à partir de vendredi voire même de jeudi après-midi, il faut partir pour éviter les embouteillages. Le mercredi 22, de son côté, fera sa fête au mouton (attention à ne pas confondre avec la fête précédente). Cette année, ils sont bien beaux et gras, ces bons moutons. Et également décorés… On n’aura pas trop du reste de la semaine, qui ne comptera d’ailleurs qu’une demi-journée au vu des embouteillages cités précédemment. Voici donc notre nouvelle politique économique. Nous en espérons des résultats rapides et probants.

Le joyeux travailleur

 

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