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    International

    Iran: Retour des sanctions américaines

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5330 Le 07/08/2018 | Partager
    Transactions financières, importations, automobile, aviation commerciale…
    D’autres mesures affecteront le secteur pétrolier et gazier

    Les Iraniens se préparaient, lundi 6 août 2018, au retour des sanctions américaines. Elles ont été décidées par le président américain Donald Trump après le retrait unilatéral de Washington de l'accord sur le nucléaire conclu en 2015 entre Téhéran et les grandes puissances.

    La première vague de sanctions comprendra des blocages sur les transactions financières et les importations de matières premières, ainsi que des mesures pénalisantes sur les achats dans le secteur automobile et l'aviation commerciale.

    Elle sera suivie, en novembre, de mesures affectant le secteur pétrolier et gazier ainsi que la banque centrale. Répondant à la détermination des Etats-Unis à exercer une pression maximale sur Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne a assuré que Riyad, Washington et Israël étaient «isolés» dans leur opposition à la République islamique.

    Pour tenter d'endiguer la crise, le président iranien Hassan Rohani devait présenter, hier lundi dans la soirée, son plan contre la chute de la monnaie et l'impact des sanctions. Son gouvernement a déjà annoncé  un assouplissement des mesures encadrant le taux de change du rial.

    Les bureaux de change, fermés en avril, devraient notamment être rouverts, même si leur activité sera strictement surveillée. Sommée par des responsables religieux d'agir contre la corruption, l'autorité judiciaire a pour sa part annoncé l'arrestation du vice-gouverneur et chef du département des changes de la banque centrale d'Iran, Ahmad Araghchi, avec d'autres responsables et quatre cambistes accusés de spéculation.

    Ces sanctions interviennent sur fond de manifestations contre les difficultés économiques et la corruption qui fragilisent le gouvernement du président Hassan Rohani. Dimanche soir, la tension semblait toujours vive à Karaj, ville située à l'ouest de Téhéran et au centre des récents troubles.

    Des journalistes ont constaté une forte présence de policiers anti-émeute. Les autorités ont imposé de sévères restrictions à la presse, rendant impossible de vérifier de source indépendante l'ampleur de ces protestations, rapporte l’AFP. L'accès des téléphones portables à internet a été coupé dans la région.

    Les médias conservateurs ont relayé ces manifestations au moment où le président iranien semble fragilisé, lui qui avait misé gros sur l'accord de 2015. Ce dernier visait à garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire iranien en le soumettant à une surveillance draconienne. En échange, il prévoyait la levée des sanctions économiques contre Téhéran.

    La loi dite «de blocage»

    Tout en regrettant ces sanctions, l’UE s’est dite déterminée à protéger les opérateurs économiques européens. Une législation spécifique entrera en vigueur mardi 7 août. Il s’agit de la loi dite «de blocage» contre les effets extraterritoriaux des sanctions américaines sur les entreprises européennes voulant investir en Iran, après la sortie des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien. Ce règlement européen de 1996, créé à l'origine pour contourner les sanctions américaines sur Cuba, la Libye et déjà l'Iran, permet de protéger les entreprises de l'UE des sanctions de pays tiers. Cette législation ouvre aux entreprises également le droit d'être indemnisées de tout dommage découlant de ces sanctions par la personne morale ou physique qui en est à l'origine. Elle annule également les effets dans l'Union de toute décision de justice étrangère fondée sur ces sanctions. Les conséquences de la loi de blocage pourraient cependant être plus symboliques qu'économiques.

    F. Z. T. avec agences

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