Culture

Des femmes, de la spiritualité, et beaucoup de soufisme

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5326 Le 01/08/2018 | Partager
Le Festival international de la Hadra féminine et des musiques de transe revient le 9 août
Des concerts gratuits donnés par des formations nationales et internationales
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Le Festival international de la Hadra féminine et des musiques de transe offre 3 jours de concerts à Essaouira, du 9 au 11 août prochain. A l’initiative de l’association des Haddarates Souiriates, cette 6e édition, tournée vers le rôle de la jeunesse au sein du soufisme marocain, célèbre l’héritage culturel et spirituel de la hadra et tout particulièrement ses variantes féminines (Ph. Mahdi Akanour)

Honneur aux dames. Le Festival international de la Hadra féminine et des musiques de transe offre 3 jours de concerts à Essaouira, du 9 au 11 août prochain. Un temps réservé à souligner le rôle des femmes dans la musique Soufie. A l’initiative de l’association des Haddarates Souiriates, cette 6e édition se tourne vers «le rôle de la jeunesse au sein du soufisme marocain», le thème choisi cette année pour une conférence prévue au musée Sidi Mohamed Ben Abdellah.

L’association s’évertue à promouvoir l’héritage culturel et spirituel de la hadra et tout particulièrement ses variantes féminines. Des formations musicales nationales et internationales vont se succéder sur la scène de la place Moulay Hassan pour des concerts gratuits, histoire de toucher le plus grand nombre de personnes possibles.

Au programme, des réinterprétations de chants traditionnels locaux et d’autres issus de différentes origines et confréries. Des musiques de transe en pleine fusion. Avec les rendez-vous festifs, le festival sert aussi de temps d’échanges et de rencontres autour de ce patrimoine commun d’un pays à l’autre.

Après la grande parade d’ouverture dans les rues et ruelles de la ville, l’ensemble féminin du patrimoine de Fès entamera les premières notes, suivie par Al Mawlaouiya Al Massriya, une troupe tout droit venue d’Egypte, et les «Bnate Louze» de Tafraoute. Le ton est donné. Venues de Larache, Meknès, Casablanca et même des Comores, les formations invitées vont porter leurs spécificités dans une même unité musicale.

Essaouira, destination culturelle et artistique connue pour lever les frontières, est donc la ville parfaite pour les organisateurs. Depuis 2013, le Festival international de la Hadra féminine tente de faire mieux connaître au grand public les croyances et coutumes soufies.

La première édition avait marqué les esprits quand les Haddarates Souiriates ont partagé chants et musiques avec la troupe française La Rosa Sagrada. Deux univers distincts de deux continents différents unis dans une même spiritualité.

Cette année là, le public a pu découvrir les troupes nationales d’Essaouira, Taroudant, Tiznit et Goulmim, comme celle venue de France et l’Anglo-Pakistanaise, Sarah Yasseen. Tout pour remettre sur le devant de la scène, la hadra, une des références majeures du patrimoine local.

 

 

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