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    International

    Une alliance pour relier les réseaux électriques

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5326 Le 01/08/2018 | Partager
    Un projet entre la France, l’Espagne et le Portugal
    Ces pays comptent construire une ligne sous-marine
    Bruxelles subventionnera à 30% le projet «Golfe de Gascogne»

    Le projet est qualifié de stratégique. La France, l’Espagne et le Portugal ont décidé de construire une nouvelle ligne sous-marine pour relier leurs réseaux électriques et réduire l’isolement de la péninsule ibérique en matière d’énergie.

    Réunis récemment à Lisbonne, les dirigeants des trois pays se sont félicités de la signature d’un accord de financement de ce projet de ligne à très haute tension pour relier la France à l’Espagne sous le Golfe de Gascogne.

    C’est «un pas très important», a indiqué le Premier ministre portugais Antonio Costa en annonçant qu’un groupe de travail continuerait à plancher sur de nouvelles connexions électriques et gazières. La Commission européenne subventionnera le projet «Golfe de Gascogne» à 30%, en apportant 578 millions d’euros, un montant sans précédent pour un projet énergétique.

    La ligne de 370 km de long doit être mise en service à l’horizon 2025 et doubler quasiment les capacités d’échanges d’électricité entre la France et l’Espagne pour les porter à 5.000 MW. C’est ce qu’a souligné RTE, le gestionnaire français des réseaux qui mène le projet avec son homologue espagnol REE.

    C’est le projet le plus important lancé depuis que l’Espagne et le Portugal se battent pour que la péninsule ibérique cesse d’être ce qu’ils appellent «un îlot en Europe du point de vue énergétique». Le Portugal dispose d’un excédent de production d’électricité, notamment renouvelable, qu’il pourrait exporter au-delà de l’Espagne si les interconnexions se développent comme le prévoit la Commission européenne.

    «La durabilité de notre stratégie d’investissement dans les énergies renouvelables passe par l’exportation», a tenu à souligner António Costa cité par l’agence AFP. Lisbonne prévoit notamment de vendre de l’électricité au Maroc. Paris et Madrid avaient déjà doublé leur capacité d’échange d’énergie en inaugurant en 2015 une connexion de lignes à très haute tension enterrées sous les Pyrénées.

    Mais Madrid et Lisbonne voudraient aussi être mieux reliés au marché européen du gaz, en construisant un nouveau gazoduc de connexion avec la France par la Catalogne. Ce projet «Midcat» se heurte aux réticences de Paris.

    L’Espagne et le Portugal importent du gaz d’Algérie, par un gazoduc entré en service en 2011. Ils disposent de sept terminaux de regazéification de gaz naturel liquéfié (GNL), qu’ils importent notamment du Qatar et des Etats-Unis, devenus exportateurs avec le développement du gaz de schiste.

    Madrid et Lisbonne assurent que cette infrastructure permettrait à l’Europe de réduire sa dépendance au gaz russe. Mais une étude commandée par la Commission européenne et publiée en avril tend à montrer que le gazoduc Midcat, d’un coût estimé à plus de 440 millions d’euros, ne serait ni rentable ni nécessaire. L’Europe disposant déjà de nombreux autres terminaux de regazéification peu utilisés.

                                                                                                  

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    • Au Maroc, la demande en électricité augmente: Elle n’a cessé de croître dans le Royaume, de 6 à 7% par an en moyenne ces vingt-cinq dernières années. Pour la Banque africaine de développement (BAD), le Maroc est un modèle de réussite dans la marche vers l’électrification du continent africain d’ici à 2023. L’électrification rurale du pays est ainsi passée de 18% au milieu des années 1990 à quasi 100% aujourd’hui. La Banque a contribué au Programme d’électrification rurale global (PERG) avec un financement de 155 millions d’euros. Fin 2017, ce sont quelque 12,7 millions de Marocains qui avaient été raccordés au réseau grâce au PERG, lancé en 1995.

    Interconnexion sous-marine Maroc-Espagne: Déjà connecté à l’Espagne par des câbles sous-marins, le Maroc a décidé d’une deuxième interconnexion électrique, face à la saturation de la première. Objectif de ce projet qui s’est étalé entre 2002 et 2006: doubler la capacité de transit de l’interconnexion entre l’Espagne et le Maroc et ainsi la faire passer à 1.400 MW. Là encore, la BAD a apporté son soutien au projet, avec un financement de 80 millions d’euros.

    Le cap sur les énergies renouvelables: Voilà plus d’une décennie que le Maroc s’est lancé dans un ambitieux programme de renforcement et de diversification de son énergie, trop largement dépendant des combustibles fossiles. Le pays (qui a d’ailleurs abrité le sommet de la COP22 à Marrakech en 2016) a mis le cap sur les énergies renouvelables et entend couvrir 52% de ses besoins grâce à elles d’ici à 2030.

    • Projets et financements de la BAD: Projet Ain Béni Mathar: 221,97 millions de dollars (soit les 2/3 du coût du projet) de la Banque africaine de développement. Complexes Noor  I, II, III: 236 millions de dollars. Deuxième interconnexion électrique Maroc-Espagne: 158 millions de dollars.

     

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