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    Entreprises

    Autolib lève le camp à Paris

    Par L'Economiste | Edition N°:5326 Le 01/08/2018 | Partager
    Seconde vie des véhicules destinés au recyclage, à la revente ou la casse
    L’entreprise réclame 250 millions d’euros (2,7 milliards DH) aux syndicats
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    La flotte sera en partie recyclée. D’autres véhicules seront mis à la revente, le reste doit partir à la casse  (Ph. AFP)

    Autolib jette l’éponge. Plus que quelques heures avant la disparition définitive des Autolib’. Bolloré ne desservira plus ses voitures électriques Bluecar, le groupe d’auto-partage dont le contrat a été résilié le 21 juin dernier, après 7 ans d’activité, se retrouve largement déficitaire. Le service parisien de voitures électriques partagées réclame un dédommagement de 250 millions d’euros (2,7 milliards DH)  auprès du syndicat mixte unissant les communes usagères d’Autolib.

    Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche (JDD), Mme Bolloré a déclaré: «Nous sommes en train de faire le calcul du montant que nous allons demander en septembre au syndicat mixte Autolib Vélib’, avec lequel nous étions sous contrat». Le groupe, qui avait pourtant pour objectif de générer un bénéfice de plus de 56 millions d’euros par an, a rapidement averti du léger, puis du lourd déficit provoquant une rupture de conciliation fin mai dernier.

    Le dispositif lancé en 2011 contractant près de 150.000 abonnés a dû faire face à divers changements quant aux moyens de déplacements ayant pris place: vélo électrique, VTC et location de véhicules privés. S’y ajoute un service pas toujours satisfaisant avec des véhicules qualifiés souvent de «malpropres».

    Quant au sort réservé aux 4000 Autolib électriques en fin de vie qui hantent toujours les rues de la capitale se retrouveront à la casse après un processus de recyclage des batteries, soit 30 à 50% de la valeur du véhicule. Le groupe compte revendre celles en meilleur état à des entreprises ou à des particuliers en quête d’une nouvelle flotte de véhicules électriques. D’autres seront affectés vers les destinations où le groupe profite déjà d’un système d’auto-partage.

    Par ailleurs, les prétendants succédant au groupe se bousculent d’ores et déjà  pour occuper l’espace prochainement laissé libre par Autolib. Le groupe Renault, à travers sa filiale Marcel, proposera une offre de VTC électriques, ainsi qu’une offre d’auto-partage sans stations. Côté PSA, le groupe veut lancer son service d’auto-partage à Paris dès fin 2018, comme le loueur Ada et la société de location entre particuliers Drivy qui préparent eux aussi des formules.

    Majda KENFAOUI

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