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Logistique, ingénierie, aéronautique... les filières qui recrutent

Par Tilila EL GHOUARI | Edition N°:5318 Le 19/07/2018 | Partager
La révolution numérique fait aussi émerger de nouveaux débouchés
Les profils d’ingénieurs sont toujours très convoités par les recruteurs
Les soft skills, l’impératif pour l’insertion professionnelle
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Les choix possibles d’études après le bac sont très variés. Entre public, privé, programme d’ingénieur, de management, de santé, de droit... les bacheliers s’y perdent. Un  temps de réflexion s’impose pour formuler un projet cohérent, qui combine entre passion et logique

Bien choisir son orientation est une chose importante et en même temps difficile. La décision du cursus à suivre implique de mener une réflexion sur ce que l’on veut, de se renseigner sur les métiers, filières, études... Pour 238.550 bacheliers, l’heure du choix a sonné, et le manque d’orientation scolaire ne les aide pas. Ils se retrouvent perdus entre le vaste choix de filières qu’offre le secteur de l’enseignement supérieur au Maroc. 
Le mieux pour ces jeunes est de miser sur les filières porteuses, telles que les métiers de la santé, du management, ou encore de l’ingénierie, comme le préconisent les professionnels du secteur. En effet, ces dernières années, les profils d’ingénieurs ont le vent en poupe. Les filières les plus populaires auprès des jeunes étudiants, mais aussi les plus recherchées par les entreprises sont celles des nouvelles technologies de l’informatique et de l’information, les réseaux, les systèmes d’information et d’informatique d’entreprises. «Le génie civil est aussi plébiscité, tout autant que l’ingénierie financière, récemment mise en place dans nos programmes», indique Kamal Daissaoui, président de l’EMSI (Ecole marocaine des sciences de l'ingénieur). D’ailleurs, HEM compte bientôt lancer son cursus d’ingénierie. A travers cette nouvelle filière, l’école a la volonté de former des futurs ingénieurs qui soient aussi bons techniquement que qualitativement, en intégrant les soft kills, mais aussi en mettant en place des projets communs entre les étudiants en management et en ingénierie. Pour l’heure, la date de lancement n’est toujours pas fixée, puisque le dossier est en cours de validation auprès de la tutelle.
Du côté du management et des programmes Grandes écoles, les spécialités les plus porteuses sur le marché du travail restent les filières usuelles comme le marketing, la finance, la comptabilité, le contrôle et audit, le management international, la logistique et les ressources humaines. «Nous proposons des cursus peu spécialisées, car nos étudiants préfèrent diversifier leurs domaines d’expertise, pour qu’ils puissent être opérationnels dans différents secteurs par la suite», explique Yasmine Benamour, administrateur-directeur général du groupe HEM. Le choix des filières est tout de même différent dépendamment des régions. La capitale économique, Casablanca, engrange la plupart des emplois dans l’ensemble des domaines, ainsi, une forte hausse au niveau de toutes ces filières y est constatée. «Dans des villes comme Tanger, la logistique prend le dessus. Quant à Rabat, Marrakech ou Fès, les filières du marketing, de la finance ou de la logistique se hissent en fonction des années», révèle Benamour. Même constat auprès de Toulouse Business School. «A ce jour, les filières populaires sont le marketing, la logistique, la finance, les ressources humaines et le droit des affaires. Le management stratégique pour les cadres en formation continue est également très convoité», indique François Bonvalet, directeur général du groupe TBS. «Nous souhaitons accompagner le développement et la croissance des secteurs porteurs au Maroc, en formant des gestionnaires de qualité pour les industries émergentes, telles que l’aéronautique et l’automobile», ambitionne le patron de TBS. Avec l’implantation de grands groupes tels qu’Airbus, Safran et Thales, TBS est considérée comme étant le «bassin de l’aéronautique en France». «22% des lauréats de notre programme Grande école opèrent dans le secteur de l’industrie. Il s’agit du pourcentage le plus élevé de France, toutes Business School confondues», tient à préciser François Bonvalet.
Du côté des recruteurs, les mœurs ont changé cette dernière décennie. Ils sont désormais à la recherche de futurs collaborateurs qui pourront faire preuve d’adaptation, de rigueur et apporter leur valeur ajoutée à la chaîne de production. «Aujourd’hui, lors d’un entretien d’embauche, les recruteurs ne sont plus axés sur des compétences particulièrement techniques. Ils sont surtout en quête de soft skills, et veulent embaucher des lauréats bien dans leur peau, dotés d’esprit méthodique et de synthèse», précise la DG du groupe HEM. Par conséquent, l’entretien se focalise davantage sur les savoirs comportementaux, les compétences relationnelles et le savoir-être plutôt que le savoir-faire.

Les cursus d’ingénierie rafraîchis et peaufinés

Certaines écoles d’ingénierie complètent leur formation par des certifications délivrées en partenariat avec des leaders tels que Cisco, Microsoft, IBM, Oracle... Ce qui est un atout supplémentaires pour les diplômés et qui booste leur employabilité. D’autres tentent de se démarquer en intégrant des matières managériales à leurs programmes. «Nos étudiants ont des cours plus axés sur le management, la gestion de projet, l’entrepreneuriat pour faire la différence avec les autres profils sur le marché», indique Amine Zniber, directeur général de Supinfo Maroc. «Nous faisons partie de clusters, ce qui nous permet d’être en contact avec les entreprises. De plus, à travers notre Conseil de perfectionnement et Conseil scientifique,  nous sommes continuellement à l’écoute du marché et nous observons de près les mutations technologiques», souligne Kamal Daissaoui, président de l’EMSI.


«L’innovation des programmes pédagogiques est une nécessité»

Tandis que certaines filières sont en pleine émergence, d’autres sont boudées ou négligées par les étudiants. L’entrepreneuriat en est une. Elle est peu convoitée par les étudiants, qui préfèrent généralement se lancer dans la création d’entreprise après quelques années d’expérience. 
Dans des cas pareils, l’établissement n’a d’autre choix que de mettre fin au programme. D’ailleurs, plusieurs écoles le font. «A travers notre Observatoire des métiers, nous jaugeons le marché, et lorsqu’il y a une baisse de l’employabilité qui se fait ressentir dans une filière, nous n’hésitons pas à la fermer graduellement. C’est la flexibilité que nous offre le privé», indique un directeur d’école. Selon Mohamed Derrabi, directeur de Toulouse Business School (TBS), campus Casablanca, il n’y a pas de filières qui ne marchent pas. Elles ont juste besoin d’un lifting et de revoir l’ingénierie du programme. «Celles qui sont en déclin sont celles qui n’intègrent pas la partie innovation dans leur méthode pédagogique, les matières enseignées, ou l’expérience proposée aux étudiants», insiste-t-il.


 

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