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IDE: La morosité mondiale rattrape le Maroc

Par Franck FAGNON | Edition N°:5318 Le 19/07/2018 | Partager
Le flux net dévisse de 33% au premier semestre!
Le Royaume s'en tire mieux dans sa région sur la dernière décennie
L'immobilier et les industries manufacturières, deux locomotives
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Les investissements directs étrangers dans le monde se sont inscrits en recul sur les deux dernières années compte tenu notamment de la baisse des rendements. Les flux à destination du Maroc ont signé une nette hausse en 2017 contre une baisse de 21% pour l'ensemble de l'Afrique

Après la performance de 2017, le Maroc semble rattrapé par la baisse des investissements directs étrangers (IDE) dans le monde. Le flux net a dévissé de 33% au premier semestre, à 10 milliards de DH sans que l'on ne puisse clairement établir un lien avec le boycott qui frappe Centrale Danone et qui était scruté par les milieux d'affaires internationaux. Toujours est-il qu’il a semé probablement un doute dans les esprits. 
La tendance mondiale des IDE est à la baisse ces deux dernières années (-2% en 2016 et -23% en 2017) et la Cnuced n'est pas très optimiste pour 2018. «Les flux mondiaux devraient augmenter de manière marginale. Ils resteront inférieurs à la moyenne des dix dernières années», a indiqué l'institution. 

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Les distributions de dividendes des filiales de multinationales aux maisons mères représentent une part importante des transferts vers l'étranger. Par ailleurs, les transferts au titre de l'assistance technique privée tournent autour de 10 milliards de DH chaque année

La hausse de 24% des montants captés par le Maroc l'année dernière contrastait avec une contre-performance de 23% enregistrée pour la région Afrique. La baisse des rendements, plus prononcée en Afrique, explique en partie ce recul significatif. Le taux de rendement moyen (moyenne mondiale) se situe autour de 6,7% contre 8,1% en 2012. Toutefois, le Maroc a amélioré son attractivité ces dernières années malgré le «Printemps arabe». Une contre-performance en 2018 serait seulement la deuxième sur les neuf dernières années. Les cessions des participations de la SNI, devenue Al Mada, dans plusieurs filiales durant cette période ont soutenu les performances des IDE. 
Le corollaire du développement des investissements directs étrangers est, entre autres, les sorties de dividendes. Ce qui peut influencer le solde selon les années. En moyenne, 12 milliards de DH de dividendes ont été transférés vers l'étranger sur les huit dernières années. Sur les cinq premiers mois de cette année, les remontées se chiffraient à 1,3 milliard de DH. Ce montant n'intégrait pas encore les versements de Maroc Telecom à Etisalat et de LafargeHolcim Maroc à ses actionnaires étrangers. Intervenues en juin, ces distributions s'élèvent à près 3,5 milliards de DH.  Par ailleurs, les transferts au titre de l'assistance technique, un des canaux indirects de rémunération des IDE, tournent autour de 10 milliards de DH chaque année.
Les performances économiques des principaux pays émetteurs d'investissements et certaines évolutions ces derniers mois pourraient en partie expliquer le coup de mou enregistré au 1er semestre. La France est le premier investisseur au Maroc et elle a renforcé ses positions grâce notamment à ses investissements dans l'automobile. Les Emirats arabes unis y sont devenus très actifs ces dernières années. C'est le deuxième investisseur sur les quatre dernières années devant les Etats-Unis et l'Arabie saoudite. 
Plus globalement, les investissements en provenance de l'Union européenne sont sur une tendance baissière alors que ceux des pays arabes suivent le mouvement inverse. Mais l'impact sur l'économie n'est pas le même. Les capitaux européens vont principalement dans l'industrie alors que les pays du Golfe investissent d'abord dans l'immobilier. La morosité dans cette branche pourrait freiner leurs investissements. En tout cas, l'origine des retards de certains grands projets immobiliers soulève de nombreuses interrogations. Les investissements étrangers dans l'immobilier ont reculé de 8% en 2017 à 8,8 milliards de DH. En revanche, les opérations dans les industries manufacturières se sont redressées (+58%) sans atteindre les niveaux de 2014 et 2015. 

 

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