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    Le financement participatif séduit les MRE

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:5314 Le 13/07/2018 | Partager
    1,1 milliard de DH d’encours
    Les banques peaufinent leurs stratégies de communication
    Et placent des agences mobiles dans les points de transit

    Les banques participatives rivalisent d’ingéniosité pour proposer des offres de crédit pour l’achat d’appartements ou de maisons. Le créneau est porteur, d’autant que ce nouveau mode de financement a le vent en poupe dans les milieux immigrés. En effet, les opérateurs du secteur ont déjà identifié l’engouement croissant des MRE pour ce financement à l’occasion des salons d’immobilier organisés dans les pays d’accueil au cours de ce printemps. L’intérêt pour la banque halal au niveau du financement, mais aussi pour l'ouverture de comptes, est incontestable. Du coup, les banques se préparent en conséquence, en peaufinant leurs stratégies de communication en vue de saisir des parts importantes du potentiel de ce nouveau marché. L’une des actions prévues est de nouer des contacts directs dans les régions pourvoyeuses d’émigration et dans les stations balnéaires fréquentées par les MRE. Des banques vont jusqu’à mettre en place des agences mobiles stationnées à Tanger, le site d’où transitent les plus importants flux des Marocains du monde. Ces opérations sont reproduites au niveau des aéroports. Le mot d’ordre est de les accrocher pour signer.
    Surtout que le potentiel du marché est énorme. L’encours de crédit que les banques participatives ont jusqu’ici accordé s’élève à 1,1 milliard de DH. En outre, pas moins de 71 agences des banques participatives ont ouvert leurs vitrines à travers le Maroc. Toutefois, ce dispositif n’est pas totalement en place. Et pour cause, l’assurance Atakaful n’est pas encore opérationnelle. Le projet préparé (décret, arrêté et circulaires) a été soumis au Conseil supérieur des oulémas qui a soulevé un problème de principe touchant la loi comme pour les sukuks, a noté une source proche du dossier. Ainsi, l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance (ACAPS), le Secrétariat général du gouvernement et le Conseil supérieur des oulémas ont «travaillé pour préparer une nouvelle mouture qui sera incessamment mise dans le circuit». Les intervenants espèrent une procédure accélérée pour que les choses se mettent en place. Il est à rappeler que l’assurance Atakaful sera ouverte à toutes les branches d’assurance. «Le potentiel va représenter entre 5 et 15% du total du marché. L’important est de commencer et d’aller progressivement, de manière prudente», souligne une source à l’ACAPS. 
    En tout cas, les professionnels de l’immobilier sont convaincus que la Mourabaha enrichit l’offre immobilière. Il s’agit d’un contrat par lequel la banque acquiert, à la demande d’un client, un bien immobilier à usage d’habitation, en vue de le lui revendre moyennant une marge bénéficiaire convenue et fixée d’avance. Le règlement par le client se fait par des mensualités constantes sur une durée déterminée à l’avance.
    La marge commerciale est fixée en fonction de la durée et de la quotité de financement. Pour une Mourabaha immobilière, la durée du règlement peut atteindre  25 ans. Le financement peut porter sur l’acquisition d’un logement neuf ou ancien à usage d’habitation ou encore l’acquisition d’un terrain destiné à la construction d’un logement à usage d’habitation, avec possibilité d’intégration de l’ensemble des frais de transactions dans le financement», indique un communiqué de la FNPI (Fédération nationale de la promotion immobilière).
    Par ailleurs, l’offre des banques liées à la Mourabaha immobilière est caractérisée actuellement par l’absence des produits d’assurance, Atakaful n’existant pas encore sur le marché. En principe, en cas de décès du contractant, l’assurance participative souscrite lors de la signature du contrat assure à la banque le paiement du montant restant dû. La propriété du bien en question passe automatiquement aux héritiers. Or, en attendant la mise en place du Atakaful, le risque est supporté par le client et, éventuellement, les ayants droit, en cas de décès de ce dernier. En effet, en contractualisant la Mourabaha immobilière avec le client, la banque prend toutes ses garanties, notamment l’hypothèque du bien.

    Mourabaha

    LE financement Mourabaha pour l’acquisition d’un logement est proposé par plusieurs banques dont notamment la filiale d’Attijariwafa bank (Bank Assafa), celle de la Banque centrale populaire (Bank al Yousr), celle du CIH Bank (Umnia Bank), celle de la BMCE Bank (BTI Bank) et la Société Générale (Dar Al Amane). D’autres sont sur le starting-block en attendant l’assurance Atakaful avant de se lancer dans l’aventure. Il s’agit d’Areda, la filiale du Crédit du Maroc, Al Akhdar Bank du Crédit Agricole du Maroc et de Najmah de la BMCI.

     

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