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    Culture

    Musique: Quand la «french touch» rencontre l’électro made in Maroc

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5314 Le 13/07/2018 | Partager
    4e édition de la nuit électronique
    A Casablanca au stade Mohammed V et 1re escale à Rabat
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    La sauce semble avoir bien pris. Le pari de l’Institut Français de faire rencontrer la fameuse «french touch» avec du bon son électro made in Maroc est devenu depuis 2015, date de la première édition de la Nuit électronique, un rendez-vous incontournable des passionnés des platines et de sons pointus au Maroc. Le principe est simple: faire jouer des Dj français et des performers nationaux dans des lieux emblématiques ou originaux de la ville blanche. Cette année l’évènement revient en force puisque c’est dans le stade Mohammed V que les artistes marocains et français vont poser leurs pénates le temps d’une soirée ce vendredi 13 juillet. En guise de before, c’est à Rabat, dans la salle de la Renaissance,  que l’évènement fera escale. Il faut dire que l’étape rbatie est devenue incontournable tant la ville s’est imposée depuis quelques années déjà, comme capitale de la musique électronique au Maroc. 

    Gratuites, les soirées ont pour objectif de populariser une musique réputée être élitiste, trop longtemps considérée comme musique de niche. En guest star cette année: Thylacine, de son vrai nom William Rezé.  À seulement 25 ans, ce beatmaker et saxophoniste construit des textures électro élégantes et mélancoliques. Ce multi-instrumentiste parisien s’exprime dans une electronic progressive et vaporeuse. Formé au Conservatoire, passé par le classique et le jazz, il puise dans toutes ses influences et développe un univers à  mi-chemin entre la mélancolie des morceaux de Paul Kalkbrenner et la légèreté de Four Tet. 

    Ses premières compositions, où il s’entoure de la chanteuse Camille Després, imposent son style dès 2013, date à partir de laquelle il devient la tête d’affiche de nombreux grands festivals français (Printemps de Bourges, Solidays, Montreux Jazz Festival, Francofolies, Vieilles Charrues). Pour faire le lien entre les deux rives la dijette  Glitter. Originaire de l’Atlas. Son voyage l’a emmenée du quartier Océan de Rabat au nord de la France. Elle vit aujourd’hui à Paris où elle continue à peaufiner ses sons et à cultiver un goût pour les sélections affûtées et brillantes offrant un voyage entre musiques traditionnelles du monde arabe et techno. 
    Plus casablancaise, une autre jeune femme va officier aux platines (programmation à saluer tant la gente féminine est rare lors de ce genre de rencontre). 

    La très jeune Yasmean  a très vite développé  une sensibilité à la musique en écoutant la collection de cassettes de sa mère, allant du jazz à la musique électronique, de Miles Davis à Aphex Twin. La musique s’imposera ainsi au fil de son adolescence comme une véritable source d’énergie avant d’être un divertissement. Elle se révélera être l’une des premières DJs à mixer au sein de la nouvelle scène underground marocaine et se forgera petit à petit un nom grâce à ses sélections. Yasmean est depuis 2013 l’invitée des plus grands festivals marocains (Nuits Sonores, Moga, Existence, Soundscape, Atlas Electronic, ...) et propose depuis cette année un rendez-vous mensuel au Boultek avec le Club Patience. 
    Cette nuit électronique est également  l’occasion de découvrir ou redécouvrir Rayane Kara et Youness Atbane qui livreront une performance sonore et visuelle tout juste sortie de leur résidence électronique, un nouveau programme lancé par l’Institut français du Maroc. «La Résidence électronique donne carte blanche aux artistes pour développer un projet commun, confronter leurs pratiques artistiques et leurs perceptions du territoire in situ, dans une ville du Maroc. Ils envisageront leur environnement à travers une création artistique mêlant musique, arts visuels, arts numériques et installations. 

     

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