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    Analyse

    Réhabilitation des ksours et kasbahs: Une décennie d’actions

    Par Sabrina BELHOUARI | Edition N°:5312 Le 11/07/2018 | Partager
    Inventaires, réhabilitation des bâtisses et installation d’infrastructures de base
    Appui à la création d’associations locales, et activités génératrices de revenus
    Création de gîtes et de circuits touristiques pour doper la région
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    Un autre exemple réussi d’opération de réhabilitation et de valorisation durable à citer est celui de Ksar El Fida à Rissani dans la province d’Errachidia. Il est à la fois le plus important et le plus ancien des ksours alaouites du Tafilalet. L’histoire du ksar date de l’époque du sultan Moulay Ismail. Totalement restauré en 2005 par Al Omrane, l’édifice a été transformé avec l’intervention du Centre Tarik Ibn Zyad en musée saharien unique en son genre au niveau du Maroc (Ph. MT)

    Depuis les années 2000, le tissu ancien des ksours et kasbahs fait l’objet d’un ensemble d’actions et d’opérations de restauration et de réhabilitation. De 2000 à 2012, le ministère de l’Habitat à travers Al Omrane a conduit le Programme de réhabilitation des ksours et kasbahs qui a bénéficié à 17 sites essentiellement dans la région du Tafilalet. Concrètement, ce programme est intervenu sur la restauration des murailles et de la voirie, le confortement des bâtisses, l’installation de l’infrastructure de base (voirie, assainissement, éclairage), le réaménagement des espaces publics et la mise en place d’infrastructures sociales. Le ministère a également mis en place une charte architecturale dans la province de Zagora et réalisé un

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    Le Ksar d’El Khorbat situé dans l’Oasis de Tinejdad à Errachidia est l’exemple type d’une opération réussie de réhabilitation, réalisée dans le cadre d’une initiative privée par un propriétaire de gîte de la région, avec l’appui de l’Université de Barcelone. En plus des travaux d’aménagement des ruelles et des bâtisses, de l’installation d’un réseau d’assainissement moderne, le ksar accueille un gîte touristique qui fait travailler une partie des habitants. Une ancienne maison du ksar a été aménagée pour les femmes qui y font de l’artisanat local qu’elles vendent aux visiteurs. En outre, un musée, dédié au système traditionnel de distribution d’eau souterrain, a été créé dans une des maisons traditionnelles du ksar et dont les revenus couvrent une partie des charges de l’entretien du ksar (Ph. SB)

    programme de mise en valeur des architectures régionales rurales qui donne des orientations en matière de modèles architecturaux.

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    La réhabilitation des ksours et kasbahs contribue à la conservation des métiers autour de l’habitat en terre en faisant revivre ce savoir-faire ancestral et en procurant des revenus conséquents pour les artisans et les petites entreprises qui travaillent dans ce secteur. C’est également une manière de faire la promotion de construction en terre dont le coût est inférieur à celui des constructions modernes avec le béton, garantissant le confort thermique adapté au climat désertique et très peu de consommation énergétique (Ph. SB)

    De son côté, le ministère de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire (MUAT) a engagé le Programme Oasis du Tafilalet depuis 2006 qui a permis de réaliser une étude sur la valorisation touristique des ksours de la région du Tafilalet et des actions ponctuelles de réhabilitation ou de valorisation dans certains ksours. Parmi les actions, l’amélioration des conditions de vie dans les ksours et des opérations en lien avec le tourisme comme la création de gîtes ou encore l’aide à la création d’associations locales, à l’obtention de l’écolabel européen «Clef verte» ou la création du circuit des dattes Majhoul. Dans le domaine agricole, le programme a permis la mise en place de sites de production et de formation en agro-écologie et plantes aromatiques et médicinales au profit des populations locales en tant qu’activités génératrices de revenus. Le programme a par ailleurs contribué à la préservation de l’environnement à travers des actions de lutte contre la désertification et la réhabilitation de khettaras.

    Le Centre de conservation, de restauration et de réhabilitation du patrimoine architectural des zones atlasiques et subatlasiques Cerkas a  de son côté, et depuis sa création en 1989, réalisé plusieurs actions de restauration et plusieurs études dont l’inventaire des ksours et kasbahs des vallée du Dadès et du Drâa. Actuellement, plusieurs interventions sont programmées par le Cerkas et ses partenaires, notamment dans le ksar de Aït Ben Haddou et dans d’autres ksours et kasbahs de la vallée du Drâa à Zagora, Tinghir et Ouarzazate.

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    Le Pnud apporte sa contribution

    Le programme d’accompagnement pour la valorisation durable des ksours et kasbahs du Maroc, porté par le Pnud en partenariat avec le ministère de l’Habitat, vient en appui aux actions déjà engagées dans ce sens. Entamé en mars 2014, ce programme d’une durée de 5 ans, doté de 126 millions de DH, contribue à la restauration et réhabilitation d’une dizaine de sites. Objectif: améliorer les conditions de vie des populations dans le cadre du développement durable. 10 ksours et kasbahs ont été sélectionnés dans les régions de Drâa-Tafilalet, l’Oriental et Souss Massa et les retombées bénéficieront à une population de 8.340 habitants. 

     

     

     

     

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