Culture

Festival international d’Ifrane: Une fenêtre pour promouvoir l’Atlas

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5310 Le 09/07/2018 | Partager
Ragheb Alama y reviendra pour tourner un clip
Expositions, commerce équitable et sport… au programme aussi
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Organisé par «l’Association Forum Ifrane, Culture et Développement (Aficed)», le festival international d’Ifrane a accueilli la troupe amazighe de Mimoune Ourahou… Ce fut un grand spectacle pour les festivaliers de samedi dernier.

Le festival international d’Ifrane (FII) est devenu un rendez-vous incontournable pour promouvoir la petite Suisse marocaine. L’événement, célébré du 6 au 11 juillet, est organisé sous le thème «Ifrane, miroir de l’Atlas». La scène d’Arz Bladi a accueilli vendredi en ouverture la diva de la chanson amazighe Cherifa Kersit, l’icône orientale, Ragheb Alama, et le jeune Zakaria El Rhafouli. Le lendemain, le public avait rendez-vous avec Hafid Douzi et Mimoune Ourahou. Pour ces deux premiers spectacles, le succès était au rendez-vous. Le FII se poursuivra jusqu’au 11 juillet et réunira des artistes nationaux dont Nabila Maan, Cheb Younès, et Mouss Atlas. Il donnera également l’occasion aux jeunes athlètes de concourir, les peintres d’exposer leurs œuvres et les ONG de promouvoir le commerce équitable et d’exposer les produits du terroir. L’Economiste revient sur les temps forts du 1er week-end.
 

  • Des retrouvailles très animées et très suivies
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Après une entrée en musique berbère, les festivaliers ont eu rendez-vous avec la star libanaise Ragheb Alama. A 56 ans, le chanteur a montré qu’il est toujours une bête de scène. «Le public marocain est exceptionnel. C'est un grand honneur pour moi de chanter à Ifrane, cette ville propre et sans feu rouge. J'y reviendrai en famille», a-t-il exprimé. Son spectacle a duré 2 heures, au grand bonheur d’un public de marque. Y figuraient notamment les ministres Mohamed Aujjar et Hammou Ouhalli, ou encore le président de la région Fès-Meknès, Mohand Laenser, le wali Saïd Zniber, les gouverneurs d’Ifrane, Sefrou, El Hajeb, et Boulemane, et le Consul général de France à Fès, entre autres. Devant des milliers de festivaliers, à la scène Arz Bladi, Alama a interprété ses titres à succès tels «Elli Baana», «Sahharouni lil», «Moghram Ya Lili», «Albi Aachikha», «Benti Soltan»…etc. 
 

  • Alama, victime de son succès et surtout des rumeurs
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Lors d’une conférence de presse tenue samedi, Ragheb Alama a soulevé un malentendu vieux de 30 ans. «Je n'avais jamais insulté les marocaines. Vous êtes un peuple formidable que j'aime beaucoup. Je me suis déjà produit à Rabat, Casablanca, Marrakech, et El Jadida. Comme tout artiste, j'ai été victime d'intox...malheureusement, les rumeurs émanaient d'un chanteur libanais qui voulait détruire le succès de mes concerts au Maroc», a-t-il déclaré. En plus des festivaliers, quelque 5 millions de personnes ont partagé des séquences de son concert sur les réseaux sociaux. «Ce qui constitue une véritable promotion pour Ifrane et le Maroc», estime Younès Sadqi, président du FII. En tout cas, Alama est lui-même conquis par la beauté du paysage d’Ifrane. Il se dit «prêt pour chanter pour la bonne cause, l'environnement d'Ifrane et les enfants cancéreux». «Je reviendrai ici pour tourner mon prochain clip, et serai très heureux de réaliser un duo avec Saad Lamjarred», ajoute la star Libanaise. Sur un tout autre registre, l'ambassadeur de l'environnement auprès de l'ONU dit profiter de ses relations «pour faire triompher la paix, l'éducation, la santé et le bonheur des enfants». 
 

  • El Ghafouli impatient de retrouver son public
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Prévu pour la 3e partie du spectacle du 6 juillet, le jeune Zakaria El Ghafouli s’impatientait, mais la star libanaise n’a cédé sa place que vers 1 heure du matin. Le tube «Hobino» d’El Ghafouli enflammera cette première soirée qui se poursuivra jusqu’à 2h et demi du matin. Et samedi, le public avait rendez-vous avec Mimoune Ourahou et Cheb Douzi.

  • Boycott, cachet des artistes… Douzi répond sans complexe 
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Pour Cheb Douzi qui animait le spectacle de samedi dernier, la vie d’un artiste n’est pas faite que de joie et d’argent. «Pour se faire une place sur la scène, il faut travailler dur parfois au détriment de la vie de famille et de la santé, manager et s’occuper d’une équipe de musiciens et de collaborateurs», dit-il. En ce qui concerne les cachets d’artistes, Douzi souligne que «celui-ci ne peut être divulgué selon les contrats qui lient les organisateurs et le chanteur». Mais, l’on sait que le montant accordé, à titre d’exemple, à Ragheb Alama «est beaucoup moins élevé que ce que touche ce dernier dans des festivals au Liban et ailleurs».

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