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    Culture

    Clap de fin pour Mawazine

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5305 Le 02/07/2018 | Partager
    Une 17e édition réussie
    6 scènes, quelques concerts d’anthologie
    L’âge de la raison
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    La star incontestée du chaâbi, Najat Aatabou, a réconcilié le public de Salé avec une scène qu’il avait quelque peu boudée, faute de programmation alléchante (Ph. Bziouat)

    Bruno Mars, Jamiroquai, Texas, French Montana, Damso, Niska, The Weeknd, The Chainsmoker, Martin Garrix, Luis Fonsi, une liste à faire pâlir d’envie n’importe quel programmateur de festival au monde. Sauf que celle-ci, en l’occurrence, ne concerne qu’une des 6 scènes (OLM Souissi) du festival Mawazine Rythmes du Monde dont la 17e édition vient de se clôturer ce week-end à Rabat.

    La programmation de la scène    Nahda, dédiée à la musique arabe, a eu également son lot de stars, avec Wael Jassar, Melhem Zein, Kadem Saher, Saber Rebaï, Ahlam ou encore Nancy Ajram. La scène du Bouregreg a quant à elle vibré sous les rythmes de l’Afrique avec des sommités telles que Oumou Sangaré, Ebo Taylor, Suen Kuti ou encore Tiken Jah Fakoli. 

    Avec une programmation aussi éclectique, chaque scène est un festival à part entière, le tout réunissant des centaines de milliers de spectateurs venus des quatre coins du Royaume. Mawazine fait partie des plus grands évènements culturels au monde avec plus de 2,5 millions de festivaliers (édition 2015).

    Il n’a donc presque plus rien à envier à Coachella en Californie (sacré meilleur festival du monde selon le magazine Rolling Stone), le Donauinselfest sur l'île du Danube en Autriche ou encore Rock in Rio au Brésil qui font partie des plannings des stars internationales. 

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    Le concert de Bruno Mars, le clou du festival. Le roi de la pop, en tournée mondiale, a fait un crochet par la capitale pour une performance pleine d’énergie (Ph. Bziouat)

    En 2008 déjà, Mawazine accueillait Whitney Houston pour un concert d’anthologie, puis Stevie Wonder en 2009, Sting en 2010, Kanye West et Shakira en 2011, Mariah Carey en 2012, Rihanna en 2013, Stromae et Justin Timberlake en 2014, Pharrell Williams et Jennifer Lopez en 2015, Chris Brown en 2016, Booba et Wiz Khalifa en 2017.

    L’édition 2018 n’atteindra certainement pas l’affluence record de 2015. D’aucuns feront un rapide rapprochement avec les appels au boycott lancés sur les réseaux sociaux dans la foulée de la campagne visant 3 entreprises nationales (Centrale Laitière, Afriquia et Les eaux minérales d’Oulmès).

    Le raz-de-marée humain venu assister aux concerts de French Montana et de Bruno Mars, ainsi qu’à la performance exceptionnelle de Martin Garrix, aura vite fait de démentir la rumeur. Idem pour la scène Nahda qui a fait le plein pour les concerts de Melhem Zein, Ahlam ou même la star nationale Douzi. Et si la scène de Salé (spécialisée dans la musique marocaine) semblait être boudée par son public au début du festival, les raisons sont plus à chercher au niveau d’une programmation moins alléchante que d’habitude.

    Car les stars incontestées, programmées à partir de mardi 26 juin, que sont Hajib, Najat Aatabou ou encore Stati ont fait carton plein. D’autant plus, comme le soulignera ce festivalier assidu, qu’«il est difficile de mobiliser des foules de spectateurs avec 4 festivals en même temps et une Coupe du monde».

    Il est vrai qu’outre Mawazine, se déroulaient aux mêmes dates le festival Gnawa et musique du monde à Essaouira, le Festival des musiques sacrées à Fès et le Marrakech du rire. Moins d’affluence cette année? Un mal pour un bien. Car les concerts étaient ainsi beaucoup plus agréables.

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    Familles, femmes et jeunes filles ont pu profiter de cette 17e édition en toute sécurité. Un espace public qui leur était presque interdit dans certaines éditions (Ph. Bziouat)

    Sur la scène de l’OLM, dans l’espace public, des groupes de jeunes filles se déhanchaient en toute liberté, sur le son funky du nouveau roi de la pop, des étrangers (touristes et résidents) profitaient paisiblement de l’animation qu'offraient la ville et des quadragénaires assistaient, avec un brin de nostalgie aux concerts du groupe britannique Jamiroquai ou encore Texas.

    Sur la scène Nahda, des mères de familles pouvaient enfin voir en direct les stars qu’elles admirent à la télévision, sans être importunées. Car il faut avouer que certaines années, la concentration du public était telle, que cela engendrait des tensions qui excluaient d’office une partie de la population, en particulier les femmes.

    Des records mondiaux d’affluence

    Au fil des années, le festival Mawazine s’est imposé parmi les mastodontes à travers le monde, avec des records d’affluence. Certains concerts, au cours des éditions précédentes, resteront dans les annales de l’histoire. Le DJ/Producteur suédois Avicii est le détenteur du record d'affluence sur la scène de l'OLM Souissi avec plus de 200.000 spectateurs en 2015, ce qui fut le plus grand show de sa carrière comme il l'avait annoncé lui-même sur sa page Instagram. Le chanteur belge Stromae avait auparavant (2014) battu le record d'affluence du festival, rassemblant plus de 180.000 spectateurs un lundi soir à Rabat. La chanteuse Rihanna avait rassemblé plus de 150.000 spectateurs en 2013. Toutefois, c'est la diva du châabi Najat Aatabou, qui détient le record d'affluence, toutes scènes confondues, avec pas moins de 300.000 personnes présentes devant la scène de Salé le samedi 26 mai 2016.

     

     

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