Economie

Loi de finances rectificative: L’Istiqlal revient à la charge

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5304 Le 29/06/2018 | Partager
Une délégation a été reçue par El Othmani pour détailler les propositions du parti
Le chef du gouvernement évite de s’engager
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Nizar Baraka, SG de l’Istiqlal, a insisté sur l’importance des mesures proposées dans le mémorandum soumis au chef du gouvernement, en vue de «faire face à la cherté du coût de la vie, améliorer l’employabilité des jeunes et renforcer le pouvoir d’achat des citoyens» (Ph Istiqlal)

Quelques semaines après avoir adressé son mémorandum au chef du gouvernement, l’Istiqlal revient à la charge concernant sa proposition de loi de finances rectificative. Une délégation du parti de la balance a été reçue, à sa demande, par le chef du gouvernement, mercredi dernier. Saâdeddine El Othmani était accompagné de Mostafa Ramid, ministre d’Etat en charge des Droits de l’Homme, et de Mustapha El Khalfi, chargé des Relations avec le Parlement.

Du côté de l’Istiqlal, outre Nizar Baraka, secrétaire général de cette formation, la délégation était composée de différents membres, dont le chef du groupe à la Chambre des représentants, Noureddine Mediane, et le président de la Commission des finances à la Chambre des conseillers.

Ce sont les deux groupes parlementaires de l’Istiqlal qui ont saisi le chef du gouvernement pour tenir cette rencontre pour donner plus de détails concernant les différentes mesures introduites dans le mémorandum adressé à El Othmani. Ce dernier a évité de s’engager. A l’issue de cette rencontre, il s’est contenté de dire que c’était «une occasion de faire preuve d’écoute et d’interaction avec les propositions des différents intervenants».

Ce qui ne décourage pas la délégation des istiqlaliens, insistant sur le caractère urgent des mesures proposées, en vue de «faire face à la cherté du coût de la vie et de favoriser une meilleure employabilité des jeunes». L’idée est de revoir certaines dispositions de la loi de finances 2018. Ces mesures s’articulent autour de trois axes. En tête, «l’amélioration des revenus».

Face à l’échec des réunions de dialogue social, lors desquelles le gouvernement avait proposé une hausse des salaires de 300 DH sur 3 ans, l’Istiqlal appelle à donner un signal fort en procédant à une première augmentation de 200 DH à partir de juillet. Le montant restant devra être discuté avec les syndicats en vue d’une autre hausse l’année prochaine.

D’autres mesures sont également prévues, dont une déduction fiscale des frais de scolarité des enfants (une vieille requête qui n'a jamais abouti), ou encore l’augmentation du plafond exonéré de l’IR. La consolidation du pouvoir d’achat est également au centre du mémorandum de l’Istiqlal, notamment via l’introduction d’un système flexible de calcul de la TIC sur les hydrocarbures, en vue d’alléger l’impact des fluctuations des cours sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Le 3e axe porte, quant à lui, sur l’appui de l’employabilité, notamment à travers une extension des exonérations pour les nouveaux recrutements octroyées aux entreprises créées entre janvier 2015 et décembre 2019. Cette mesure devra bénéficier également aux coopératives et associations.

Au total, le coût de ces nouvelles mesures à introduire via une loi de finances rectificative s’élève à près de 4 milliards de DH, comme nous l’avons annoncé dans notre édition du 31 mai dernier.

 

 

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