International

Internet: Forte offensive des géants sur les réseaux sous-marins

Par Omar KETTANI | Edition N°:5303 Le 28/06/2018 | Partager
Un nouveau terrain de jeu pour les entreprises du secteur
La 5G lancée dans 2 ans
L’Afrique reste dans une situation périlleuse
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L’Europe centrale et de l’Est reste en pôle position des populations les plus connectées dans le monde au terme du premier trimestre 2018

Le réseau Internet trace son avenir sous l’eau! Face à la dépendance au net et à son utilisation à grande échelle partout dans le monde, de nouveaux moyens apparaissent pour fluidifier la navigation. Pour y remédier, de nombreuses entreprises investissent dans les câbles sous-marins et le cloud informatique pour optimiser leur activité digitale.

A titre d’exemple, le groupe français OVH spécialisé dans la fourniture de services de cloud computing a décidé de mettre au point son réseau personnel pour limiter les risques de piratage. Pour François Sterin, directeur industriel de la firme tricolore, l’objectif de cette décision repose sur «la maîtrise intégrale de l’acheminement des contenus et des accès de et vers les serveurs, et de multiplier les chemins pour parer à la défaillance d’un prestataire ou à la section accidentelle d’un lien».

Aussi, la proximité avec les clients joue-t-elle un rôle important pour les entreprises du secteur. A ce titre, Interxion France, filiale du fournisseur néerlandais Interxion spécialisée dans les centres de données, a mis sur la table plus de 76 millions d’euros dans son nouveau centre et projette d’investir 110 millions d’euros pour transformer une ancienne base de sous-marins en centre.

D’ailleurs, les data-centers sont l’une des constituantes avec les réseaux et les points d’interconnexion Internet. Ils regroupent l’ensemble des données fournies sur le net à travers le monde. Notons que le débit de connexion par le biais des câbles sous-marins s’intègre de plus en plus dans la vie quotidienne. Ils connectent aussi bien les ordinateurs que les téléphones portables et autres appareils connectés.

C’est aussi le cas en Afrique. Selon Jean Luc Vuillemin, directeur des réseaux internationaux chez Orange: «A l’heure actuelle, la quasi-totalité de l’usage Internet et des conversations téléphoniques à travers le monde circule par le biais des câbles sous-marins».

La seule exception concerne le continent africain qui ne dispose pas d’«assez de cordes pour réparer les défaillances techniques», témoigne Vuillemin. Pour ce qui est des limites pouvant toucher les capacités d’Internet, les experts s’accordent à dire que ce moyen de communication a de beaux jours devant lui.

Pour Laurent Gille, professeur de Télécom ParisTech, «l’infrastructure Internet poursuivra son développement dans les années à venir malgré un volume important d’appareils connectés et d’usages quotidiens». Notons qu’avec les nouvelles technologies, Internet devra s’adapter aux besoins de ses utilisateurs.

L’on annonce d’ailleurs l’arrivée de la 5G dès l’année prochaine (notamment en Chine, Corée du Sud, Japon ou encore Australie), qui pourra réguler le trafic sur la toile. Sous nos latitudes, en 2017, le nombre d’abonnés à Internet poursuit son envol. L’ANRT dénombre plus de 22,56 millions d’utilisateurs dont 35,17% surfent sur le net par le biais de leur mobile.

 

 

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