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    Régions

    Entreprises citoyennes: Rendez-vous à Essaouira

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:5301 Le 26/06/2018 | Partager
    150 leaders réunis pour une feuille de route plus éthique et plus sociale
    Chaque participant s’engage à développer dans son organisation 3 actions phares
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    Amandine Lepoutre est la présidente de Think & Do Tank, Thinkers & Doers, aux commandes de l’organisation des États Généraux à Essaouira (Source: C. G. Jerusalmi)

    En fin de semaine, Essaouira reçoit plus d’une centaine de leaders pour la conférence internationale «Les États généraux des entreprises et des entrepreneurs citoyens». L’objectif étant de travailler sur une feuille de route autour des enjeux sociaux, environnementaux, sociétaux, et éditer la Déclaration d’Essaouira, qui sera présentée au G20 et lors du Sommet de l'Union Africaine.

    Echange avec Amandine Lepoutre, la présidente du Think & Do Tank, Thinkers & Doers, aux commandes de l’organisation de cette rencontre.  

    - L’Economiste: En éditant un rapport de solutions, s’agit-il d’accélérer le passage à l’acte?   
    - Amandine Lepoutre:
    C’est tout à fait la question que nous adressons dans la conférence. Aujourd’hui, les entreprises et les entrepreneurs sont des acteurs du changement. Ils peuvent agir massivement et rapidement pour résoudre certains enjeux sociaux et environnementaux, mais aussi les évolutions nécessaires dans le monde du travail, les équilibres internationaux, etc. Il y a un nouvel équilibre à créer cependant, entre tous, les acteurs privés, publics, associatifs et la société civile. L’enjeu aujourd’hui, pour tous ces acteurs engagés dans un nouvel ordre économique, plus éthique, plus social, c’est bien de réussir le passage à l’échelle. Comment faire en sorte que les solutions proposées par les entreprises citoyennes puissent être diffusées plus largement, plus rapidement? Comment mesurer le succès ou l’échec des transformations engagées? Et surtout, comment modéliser les exemples à suivre pour que ce mouvement grandissant des entreprises citoyennes puisse être plus vaste, plus vertueux?
     
    - Quelques mots sur cette rencontre...

    - Nous avons travaillé plusieurs mois avec les participants qui sont dans les 8 ateliers de travail (sur les thèmes de la gouvernance, de la finance, de la nouvelle philanthropie ou encore de l’agritech, de la transition écologique). Nous avons la chance d’être accompagnés par des partenaires académiques, comme Oxford Business Group, Sciences Po ou encore le OCP Policy Center qui nous ont aidé à faire émerger, dans les travaux préparatoires, des pistes de solutions. Lex Paulson, conseiller politique de B.Obama et E.Macron, spécialiste des mécanismes d’engagement citoyen, a également piloté la préparation des travaux avec Thinkers & Doers. Nous avons mixé nos méthodologies pour commencer à explorer, avec certaines entreprises présentes aux États Généraux, des pistes d’actions. Ainsi, pendant les États Généraux, des engagements concrets seront pris par les acteurs présents. Nous avons comme projet d’engager les participants sur 3 mesures, 3 actions phares qu’ils développeront dans leurs organisations. Le dialogue continuera sur la plateforme digitale pendant toute l’année. Et lors des prochains États Généraux, nous pourrons mesurer les résultats de ces premiers engagements. La Déclaration d’Essaouira sera présentée lors de sommets gouvernementaux. Cette feuille de route, nous l’espérons, ira dans le sens d’une concrétisation des solutions proposées.

    - S’agit-il d’une redéfinition de l’entreprise citoyenne?
    - Nous sommes loin des démarches RSE ou philanthropiques. Il s’agit aujourd’hui de mettre ses engagements sociétaux au cœur de son business model, c’est une condition pour aborder la croissance, la prospérité dans la durée. C’est cette manière de fonctionner qui pilote les plus grands groupes et également les entrepreneurs qui réussissent sur le long terme.

    - Pourquoi le choix d’Essaouira?
    - Nous cherchions un endroit pour travailler, pour rassembler ceux qui portent le plus fort ces engagements, pour les amener à poser sur le papier leurs expériences, leurs souhaits, leur volonté. Cette idée, qui nous a été soufflée par Monsieur Azoulay, nous a séduits. Nous voulions que le Maroc soit le pays des États Généraux en raison de sa position géographique, point pivot de la verticale de l’avenir Europe-Afrique, et de ses engagements sur de nombreux sujets clés pour l’avenir de notre monde: la transition écologique, l’agritech, etc. Essaouira permet de donner rendez-vous à 150 personnes venant majoritairement d’Europe, d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Inde. Quelques courageux voyageurs des USA ou de Chine se joignent à nous, après 25 heures de voyage… ils auront besoin des alizés d’Essaouira pour vivifier leurs esprits!

    Propos recueillis par Stéphanie JACOB

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