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    Economie

    Maroc-France: La coopération tripartite relancée

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5300 Le 25/06/2018 | Partager
    Les deux Parlements se positionnent en accélérateurs
    Le Maroc, plateforme pour le déploiement du partenariat en Afrique
    «Les migrants sont aussi des acteurs de la croissance»
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    Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, et Hakim Benchamach, président de la Chambre des conseillers. La 3e édition du Forum parlementaire Maroc-France a traité, entre autres, de thèmes de la mobilité et de la migration, deux problématiques urgentes des deux côtés de la Méditerranée (Ph. Bziouat)

    Rabat et Paris veulent mettre le turbo à leur coopération en Afrique. C’est l’une des principales résolutions de la 3e édition du Forum parlementaire Maroc-France, organisée vendredi 22 juin à Rabat. Dans la déclaration finale de cette rencontre, les présidents des parlements des deux pays précisent que cette «coopération doit servir la vision d’un espace euro-méditerranéen et euro-africain».

    Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, a souligné que «le Maroc et la France sont appelés à développer un nouveau partenariat multilatéral orienté vers l’Afrique». L’idée est de déployer «une politique fondée sur la solidarité, à même d’aider à relever les défis auxquels le continent est confronté».

    Actuellement, les deux pays sont leaders en termes d’investissements dans plusieurs domaines en Afrique, selon le président de la 1re Chambre. Mais ils devraient s’atteler à relever les challenges de la concurrence et à encourager leurs entreprises à opérer les transitions requises pour ne pas être en décalage par rapport aux progrès enregistrés sur le continent, a-t-il dit.

    Les présidents des deux Chambres du Parlement marocain s’accordent à dire que la coopération Nord-Sud n’atteindra pas les objectifs escomptés si elle ne s’accompagne du renforcement de celle entre les pays du Sud. Dans cette configuration, Rabat peut jouer un rôle décisif.

    Pour Hakim Benchamach, «le Maroc constitue un pôle central pour les entreprises françaises ayant choisi de s’y implanter et d’en faire une plateforme de leurs activités en Afrique». Un constat partagé par le président de l’Assemblée nationale française, François De Rugy. Il a estimé que la dynamique du Maroc sur le continent favorise l’instauration d’un véritable partenariat euro-africain.

    Surtout que Rabat est «fortement engagée dans le renforcement de la stabilité de l’Afrique via ses actions politiques, ses soldats de la paix et ses entreprises». Aujourd’hui, face aux changements géopolitiques s’opérant à grande cadence, les deux pays sont appelés à déployer de nouveaux efforts pour «instaurer la stabilité dans les zones de crise».

    La relance de la coopération tripartite pourrait favoriser la résolution de certains problèmes du continent, comme la migration ou le terrorisme. «L’intégration socioéconomique des immigrés est la solution pour lutter contre toutes les formes de violences et d’extrémisme», selon Benchamach.

    Il a appelé à «considérer les migrants comme des acteurs de la croissance économique à la fois dans les pays d’accueil et d’origine». Cette orientation a été confortée par la déclaration finale de cette 3e édition du Forum parlementaire Maroc-France. On peut y lire par exemple que «la lutte contre le terrorisme nécessite, en plus des efforts sécuritaires, le renforcement des actions de développement».

    Coopération décentralisée

    Au-delà de la volonté de renforcer la présence des deux pays sur le continent, cette édition du Forum parlementaire Maroc-France a été aussi l’occasion de se pencher sur d’autres dossiers. Par exemple, le Parlement français partage avec la partie marocaine une grande expertise dans les domaines de législation. Un programme entre le Sénat français et la Chambre des conseillers favorise cet échange d’expérience et de bonnes pratiques. Durant les mois précédents, «nous avons travaillé sur l’efficacité des procédures législatives, la modernisation des méthodes de travail et le renforcement du contrôle de l’action du gouvernement», a fait savoir Gérard Larcher, président du Sénat. Autre domaine dans lequel l’appui français peut être d’un grand apport: la régionalisation et la coopération décentralisée. Ce dossier figure sur l’agenda du partenariat entre les deux institutions, selon Larcher. L’objectif est « la recherche d’un meilleur équilibre territorial, le renforcement des capacités de décision et d’action des collectivités territoriales». C’est ce qui permettra de «favoriser une société plus inclusive et des territoires moins fragmentés», a expliqué le président du Sénat.

     

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