Insolites

Un Monde Fou

Par L'Economiste | Edition N°:5298 Le 21/06/2018 | Partager

■ Un chapeau de Napoléon ramassé à Waterloo aux enchères

La Napoléon-mania des collectionneurs va-t-elle se confirmer? Un bicorne attribué à Napoléon, ramassé sur le champ de bataille de Waterloo, est vendu aux enchères lundi en France, avec en ligne de mire les près de deux millions d’euros déboursés en 2014 par un Sud-Coréen pour un chapeau similaire. En 15 ans de règne, Napoléon (1769-1821) en aurait usé environ 120. Une vingtaine ont été plus clairement identifiés, dont celui-ci. «Il faut que ça corresponde en termes de dates, de taille de tour de tête. Il y a aussi des petits détails: il ne supportait pas la garniture, donc elle était toujours enlevée; il demandait des petits renforts à certains points pour pouvoir l’attraper», explique à l’AFP Étienne De Baecque, commissaire-priseur de la maison de ventes De Baecque et Associés, qui organise les enchères à Lyon (centre-est). Mais «comme toujours dans les souvenirs historiques, il y a une part de rêve et de doute», ajoute-t-il. Ce chapeau en feutre dit «castor noir» aurait été ramassé après la bataille de Waterloo (Belgique) et la fuite de l’empereur des Français par un capitaine hollandais. Un beau trophée de guerre qui présente aujourd’hui des déchirures et craquelures. Selon le commissaire-priseur, cette pièce, mise à prix entre 30.000 et 40.000 euros, ne devrait pas égaler le record atteint par un autre bicorne en 2014 parce qu’il est en moins bon état et aussi parce que sa provenance est moins prestigieuse.

■ Un village avec des crocodiles domestiques

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Les crocodiles et les hommes dansent un improbable tango. Un saurien se dresse pour tenter d’attraper un poulet qu’on lui tend avec malice. Dans le village de Bazoulé, à l’ouest de Ouagadougou, plus d’une centaine de crocodiles vivent en harmonie avec les habitants. Nourris par la population locale, ces reptiles sont en quelque sorte domestiqués et ne représentent plus de danger pour les hommes. Mais les habitants ont une autre explication: ces crocodiles sont sacrés. «On s’est habitué avec les crocodiles, quand on était petits, à nager dans l’eau avec eux et tout ça», affirme Pierre Kaboré, qui est né et a grandi à Bazoulé. «On peut toujours les approcher, les toucher, s’asseoir dessus... et, si on a le courage, s’allonger dessus. Il n’y a pas de problème, ce sont des crocodiles sacrés, ils ne font de mal à personne», assure-t-il à quelques mètres du sourire carnassier de l’animal qui n’a fait qu’une bouchée du poulet vivant. Selon la légende, au XIVe ou le XVe siècle, des crocodiles auraient guidé les villageois qui vivaient dans un univers de sécheresse vers une source d’eau. «Les femmes faisaient des dizaines de kilomètres pour aller chercher de l’eau. Un jour, elles ont vu deux crocodiles qui se suivaient, elles les ont suivis et ils leur ont montré un étang», raconte Pierre. «Les villageois ont organisé une fête pour célébrer et remercier les reptiles». Depuis lors, chaque année, fin octobre, une fête nommée «Koom Lakré» leur est dédiée. Pendant les festivités, les habitants font des sacrifices et demandent aux animaux d’exaucer leur voeux de santé, de prospérité et de bonne récolte.

 

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