Dossier Spécial

Coupe Du Monde 2018/ Qui sont les adversaires des Lions de l’Atlas

Par L'Economiste | Edition N°:5294 Le 14/06/2018 | Partager
Le onze national devra se méfier de l’Iran
Respecter le Portugal
Et ne pas craindre l’Espagne

Le Maroc n’aura pas la tâche facile lors de cette Coupe du monde. L’équipe nationale a eu un tirage, le moins que l’on puisse dire, peu clément. Le sort a voulu la placer face à de redoutables adversaires dans le groupe B qualifié de groupe de la mort (Iran, Portugal et Espagne). Voici les forces et faiblesses de chacune d’entre elles:

● Portugal se doit de confirmer
En dépit de son titre de champion d’Europe remporté en France en 2016, le Portugal n’a pas un statut de favori pour remporter la Coupe du monde en Russie. Néanmoins, le onze lusitanien est outsider. Et pour cause, il dispose d’un atout maître en la personne de Cristiano Ronaldo. La superstar du Real Madrid ne manquera pas de guider ses coéquipiers à bien figurer dans cette compétition. Ceci dit, il faut avouer que les derniers matchs de préparation de l’équipe du Portugal n’ont pas été assez convaincants, enregistrant notamment une défaite (3-0) contre les Pays-Bas, une équipe qui n’est même pas qualifiée pour le mondial. Les Portugais se sont néanmoins rattrapés face à l’Egypte en match préparatoire grâce à un doublé de Ronaldo aux derniers instants de la rencontre, avant de marquer le pas face aux Tunisiens ainsi qu’à la Belgique. Il semble cependant que la sélection dépend de son joueur phare qui vient de sortir d’une saison en demi-teinte, mais qui s’est tout de même terminée sur une bonne note avec la victoire en Ligue des champions. Il jouera alors un rôle des plus importants quant au jeu sur le terrain de sa nation.

● L’Espagne se prépare pour un 2e sacre mondial
Championne du monde en 2010, l’Espagne arrive cette année avec un effectif des plus dangereux et plus complets. Tous les compartiments de jeu sont bien exploités par les Espagnols, ils sont sortis des phases de qualification avec neuf victoires sur dix, dont un match nul. C’est dire que tout le monde voulait éviter de retrouver la sélection ibérique dans son groupe. Pas de chance pour le Maroc.
Connus et redoutés pour leur jeu de passe, les Espagnols ont tendance à faire courir leurs adversaires afin de puiser dans leurs réserves d’énergie. Ils pourront compter sur des joueurs d’expérience (Ramos, Iniesta, Piqué, Busquets ), mais aussi de jeunes talents qui peuvent faire la différence, et débloquer les situations compliquées (Isco, Asensio, Thiago).
Néanmoins, la Rojà s’est passée d’Alvaro Morata. Lopetegui (sélectionneur Espagnol) lui a effectivement préféré Diego Costa malgré ses antécédents avec la sélection (ayant la double nationalité, il choisit au début la sélection brésilienne, puis celle de l’Espagne).
Dans son malheur, la sélection marocaine peut tout de même se consoler car elle ne jouera l’Espagne que lors du dernier match de poule. Elle aura en principe déjà son destin entre les mains pour pouvoir affronter les coéquipiers d’Isco en toute sérénité.  
● Iran: Petit poucet du groupe B
L’Iran est la première équipe à fouler le sol russe. Ils ont atterri sur le tarmac de l’aéroport Vnukovo de Moscou, il y a tout juste 9 jours. La team «Melli» fait partie, sans surprise, des équipes les plus vulnérables de cette compétition comparée aux autres nations présentes. L’Iran a eu un parcours facile jusqu’à maintenant, elle a même fini première de son groupe de qualification avec un écart de sept points face à la Corée du Sud. Le pays doit une grande part de sa réussite à son entraîneur Carlos Queiroz et à son buteur Sardar Azmoun. Mais malheureusement le sélectionneur dit qu’il ne restera plus avec la sélection à la fin du mondial après 7 ans de loyaux services, en raison d’un désaccord avec la Fédération iranienne, sur les termes de prolongation du contrat, qui ne lui offre pas plus de 6 mois. Queiroz juge cette offre comme un manque de reconnaissance, et préfère terminer les négociations. Cela pourrait peut-être servir les intérêts de la sélection du Maroc sachant que  l’Iran reste une équipe qui tourne bien le ballon, et peut s’avérer dangereuse en contre.

 

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