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SNCF: Le combat des chibanis se poursuit

Par L'Economiste | Edition N°:5290 Le 08/06/2018 | Partager
Une plainte de 22 retraités pour «abus de confiance»
17.000 à 287.000 euros réclamés par les plaignants
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22 chibanis portent plainte contre leur ancienne avocate, Mme de Lesquen-Jonas, accusée de retenir leurs indemnités (Ph. Bouamamas)

Un véritable parcours du combattant. Après avoir obtenu gain de cause le 31 janvier dernier, 22 chibanis portent plainte contre leur ancienne avocate. Ils l’accusent d’«abus de confiance» pour avoir retenu les indemnités qui devaient leur revenir.

Arrivés en France pendant les Trente Glorieuses, les chibanis (cheveux blancs en arabe) sont d’anciens travailleurs d’origine maghrébine, principalement des Marocains. Ils avaient été embauchés par la SNCF dans les années 1970 sans bénéficier du statut de cheminot, octroyant des avantages financiers et sociaux, notamment en termes de retraite. Victimes, selon eux, d’une discrimination en raison de leurs origines, ils envoient la compagnie ferroviaire devant le conseil des Prud’hommes.

Après plus de 15 ans de procédures et de multiples renvois, la Cour d’appel de Paris leur donne gain de cause. Elle condamne l’entreprise française à verser aux chibanis à la retraite un total de plus de 170 millions d’euros de dommages et intérêts pour préjudice moral, de carrière, de formation et de retraite.

Si elle a renoncé à se pourvoir en cassation, la SNCF «ne reconnaît pas la discrimination, mais souhaite de l’apaisement vis-à-vis de ces travailleurs marocains».Finalement, ce dénouement heureux aura été de courte durée. Le site d’information Mediapart a en effet révélé le 2 juin dernier que 22 chibanis ont porté plainte contre Clélie de Lesquen-Jonas, leur ancienne avocate. Portée en triomphe en janvier dernier, elle est désormais accusée «d’abus de confiance ».

Elle aurait refusé de verser à des clients leurs indemnités, conditionnant leur versement «à la signature d’une convention comportant un honoraire de résultat de 5%», d’après la plainte. Or l’avocate aurait déjà été facturée. Dans des propos recueillis par l’AFP, l’avocate dénonce «une fake news», déclarant que le « processus de règlement est forcément long quand vous avez 850 clients ». Elle affirme que les plaignants ont bien reçu leur argent, «en en retranchant néanmoins la note d’honoraires».

Du côté de l’accusation, Maxime Cessieux, nouvel avocat des 22 chibanis, confirme ses propos, ajoutant cependant que «cela ne change rien au fait qu’elle retient illégalement des sommes qui ne lui appartiennent pas».
S’ils obtiennent gain de cause, ces 22 chibanis devraient toucher des sommes allant de 17.000 à 287.000 euros.

R.G.

 

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