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Economie

Baccalauréat: Le dispositif de contrôle musclé

Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5285 Le 01/06/2018 | Partager
Les élèves doivent présenter un engagement signé et légalisé
Sécurisation de la distribution des épreuves et traque des fuites sur les réseaux sociaux
Des comités de veille et de suivi seront mobilisés
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Le renforcement du contrôle des examens du baccalauréat vise à préserver la crédibilité de ce diplôme, en veillant à l’égalité des chances de tous les candidats. Cela devra passer notamment par la traque de certaines pratiques de fraude, ayant connu une évolution impressionnante ces dernières années (Ph. Bziouat)

Dernière ligne droite avant le début des examens du baccalauréat. Les premières épreuves auront lieu à partir du 5 juin prochain. Cela concerne toutes les branches. Comme chaque année, la tension monte autour de la lutte anti-fraude.

Le ministère de l’Education nationale a promis de renforcer davantage le dispositif de contrôle. Pour ses responsables, cela permettra de «consolider la crédibilité des résultats du baccalauréat et les mécanismes garantissant la liberté des chances entre les candidats».

Les premières actions lancées dans le cadre du mécanisme de lutte contre la fraude ont porté sur des campagnes de sensibilisation au niveau local et national. L’objectif est de favoriser la prise de conscience des élèves «des conséquences désastreuses de la triche lors des examens».

Pour les responsabiliser davantage, chacun des élèves est tenu de présenter un engagement signé et légalisé, «attestant qu’il a eu connaissance des lois et décisions en relation avec la fraude lors des examens, et des sanctions éducatives et répressives».

Au-delà des élèves, le dispositif s’étend à d’autres aspects. Surtout face à l’évolution des méthodes et des moyens de fraude. Cela concerne particulièrement la lutte contre les fuites des examens et la traque des pages impliquées dans la triche sur les réseaux sociaux.

C’est dans ce sens que s’inscrit le déploiement prévu de mécanismes de sécurisation du transfert des espaces de distribution vers les centres d’examen. Par exemple, «la fréquence de délivrance des épreuves sera adaptée en fonction de la distance entre le point de distribution et le centre d’examen».

L’accès aux espaces de conservation et d’impression des épreuves sera aussi verrouillé à travers un système de surveillance de mouvements et de brouillage des communications téléphoniques au sein de ces espaces. Des équipes mobiles de répression de fraude sur les plateformes électroniques seront aussi déployées.

Les téléphones portables seront bannis des salles d’examen. Des comités de veille et de suivi seront aussi mobilisés, pour veiller au déroulement des épreuves, «afin de permettre une intervention immédiate lors des tests», est-il indiqué. Les élèves impliqués dans des cas de fraude feront l’objet de sanctions.

En cas de détection d’une opération de triche, il est transcrit sur un PV, comme cela est prévu par le décret sur la répression de la fraude, publié dans le Bulletin officiel du 28 mai dernier.

Ce texte définit notamment la composition de la commission disciplinaire, en charge du traitement des dossiers des élèves tricheurs. Les décisions de cette commission sont prises à l’unanimité, après des délibérations à huis clos, en présence d’au moins la moitié de ses membres.

Les élèves concernés pourront néanmoins contester les décisions de cette commission, comme cela est prévu par la loi 02-13, relative à la répression de la fraude. Le renforcement du contrôle s’est traduit également par la mobilisation de ressources humaines supplémentaires. Lors des examens prévus à partir du 5 juin prochain, 41.660 surveillants participeront au contrôle de cette opération.

Au total, 440.000 élèves vont participer cette année aux épreuves du baccalauréat, dont 48% de filles. Le nombre des candidats est en hausse de 9,68% par rapport à l’année précédente, selon le ministère de l’Education nationale. Sur ce total, près du tiers, soit 100.534 élèves sont des candidats libres.

Le plus gros des effectifs est composé des élèves des établissements publics. Ils représentent 70% du total des candidats contre 7% pour les écoles privées. Plus de la moitié des candidats sont issus des branches scientifiques et techniques (245.732). Le nombre des élèves issus des branches littéraires s’élève à 191.980.

Logistique

Les épreuves du baccalauréat 2018 connaîtront la mobilisation de 40.000 enseignants. Ils seront chargés de corriger 3,6 millions de copies. Les académies régionales sont directement impliquées dans la préparation de la logistique liée à ces examens. 20.830 salles d’épreuves sont préparées pour accueillir les candidats. Ces derniers sont répartis sur 1.500 centres d’examen. Les personnes ayant échoué aux examens de la session ordinaire de l’examen unifié du baccalauréat auront droit à une session de rattrapage. Elle est prévue à partir du 10 juillet prochain.

Repères

440.000 candidats
48% d’entre eux sont des filles
100.534 candidats libres
245.732 élèves issus des branches scientifiques
191.980 élèves issus des branches littéraires.
2.159 candidats au baccalauréat professionnel
18.326 candidats dans les filières internationales du bac marocain.

 

 

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