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    International

    Crise en Libye: Emmanuel Macron à nouveau en médiateur

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5283 Le 30/05/2018 | Partager
    Un accord sur des élections législatives et présidentielles
    Les principaux acteurs ont été réunis le 29 mai à Paris
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    Réunis à Paris, les responsables libyens se sont entendu sur une feuille de route pour tenter d’organiser des élections et sortir leur pays de la crise. Sur la photo: le Premier ministre du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj (à gauche), le président français Emmanuel Macron et l’envoyé spécial de l’ONU, Ghassan Salamé (Ph. AFP)

    Les quatre responsables libyens réunis à Paris par le président français Emmanuel Macron se sont engagés, mardi 29 mai, à travailler ensemble pour que des élections législatives et présidentielles se tiennent le 10 décembre.

    C’est ce qu’indique une déclaration lue à l’issue de la conférence endossée par le Premier ministre du gouvernement d’union nationale Fayez al-Sarraj, le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’Est du pays, le président de la Chambre des représentants, Aguila Salah, et celui du Conseil d’Etat, Khaled al-Mechri.

    La déclaration a été lue en arabe et approuvée oralement par les quatre responsables libyens, à la demande de Macron. Mais n’a pas donné lieu à une signature devant les caméras comme cela était prévu initialement.

    Le président français a ensuite évoqué lors d’une conférence de presse une «rencontre historique constituant une étape clé pour la réconciliation qui est accompagnée par l’ensemble de la communauté internationale». Il n’a pas d’ailleurs manqué d’exprimer la solidarité des Français avec les Belges quelques heures après une attaque à Liège, dans l’est de la Belgique, ayant les apparences d’un acte terroriste.

    Les responsables libyens se sont engagés à procéder à l’adoption d’une base constitutionnelle pour les élections et des lois électorales nécessaires d’ici le 16 septembre 2018. «Les forces de sécurité libyennes seront chargées de garantir le processus électoral, avec le soutien approprié de l’ONU, des organisations régionales et de la communauté internationale», est-il ajouté sans plus de précisions.

    Les responsables de toute «obstruction» au processus électoral auront à «rendre des comptes», ajoute la déclaration, sans préciser quelles sanctions ils pourraient encourir.

    Afin d’améliorer le climat en vue des élections nationales, la Chambre des représentants, basée à Tobrouk, devra se réinstaller à Benghazi et le gouvernement parallèle instauré dans l’Est du pays devra être démantelé à terme.

    Les deux chambres devront «s’employer à unifier la Banque centrale de Libye et d’autres institutions», ont-ils convenu, alors que le pays est secoué par une grave crise monétaire. Les forces militaires et de sécurité devront aussi être unifiées sous l’égide des Nations unies.

    Ces engagements ont été pris en présence de représentants de plusieurs pays impliqués dans le dossier dont le Maroc. Après la signature des accords de Skhirat, le 17 décembre 2015, le Royaume a toujours soutenu le processus de réconciliation et de dialogue interlibyens.

    F. Z. T. avec agences

     

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