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    Culture

    Festival de Fès: Héritage, spiritualité et création contemporaine

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:5283 Le 30/05/2018 | Partager
    Les savoirs ancestraux à l’honneur
    Dhafer Youssef, Goran Bregovitch, Jordi Savall
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    La 24e édition du Festival Fès des musiques sacrées du monde invite, du 22 au 30 juin, musiciens, chanteurs et intellectuels, venus des quatre coins du monde pour un passionnant dialogue interculturel et spirituel.

    Une rencontre qui s’inscrit parfaitement dans la tradition savante, artistique et spirituelle de la ville à laquelle cette édition rend hommage.

    «Le renouveau de la médina de Fès et ses savoirs ancestraux» est en effet le thème choisi. Un thème qui sonne comme une évidence dans cette cité de Fès qui a si merveilleusement préservé ses traditions culturelles et qui ont fait le creuset de l’Histoire du Maroc. C’est aussi ce que nous proposent les musiciens et les chanteurs venus d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique qui participeront à cette édition dont la programmation est particulièrement riche et diversifiée.

    «Le Festival des musiques sacrées de Fès fera le lien, dans cette nouvelle édition, entre un héritage artisanal exceptionnel dont la pierre angulaire demeure la spiritualité, et une création contemporaine offrant des perspectives prometteuses», précise Abderafie Zouiten, président de la Fondation Esprit de Fès.

    Tout au long des 9 jours du festival, se succéderont rythmes porteurs de grandes traditions spirituelles d’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie, d’Amérique, d’Europe occidentale et orientale. Aux liturgies orthodoxes, hébraïques, grégoriennes, andalouses, jésuites de Bolivie répondront voix soufies, shaers arabes, griots d’Afrique subsaharienne et rwayyes du Haut-Atlas marocain mais aussi rythmes du Rajasthan, du Pakistan ou de Bali.  Le ton sera donné dès l’ouverture avec un spectacle mettant à l’honneur les savoirs ancestraux.

    Une création qui sublimera l’architecture de la ville en mettant en lumière certaines manifestations du génie humain, cristallisées dans le travail de l’acier, le verre, le bois ou la pierre.

    De la musique soufie ancienne, interprétée avec une texture de jazz contemporain, c’est ce que propose le grand maître du oud, vocaliste et compositeur tunisien Dhafer Youssef   dans son spectacle «Diwan of Beauty and Odd», quand Jordi Savall et son ensemble international de musique ancienne,  Hesperion XXI, nous convient à un voyage musical éblouissant qui suit les traces du grand explorateur Ibn Battuta.

    3MA est un collectif réunissant le maître de kora malien Ballaké Sissoko, le maître du oud marocain Driss El Maloumi et le maître de valiha malgache Rajery, trois artistes ouverts sur le monde qui entremêlent les notes et les harmonies venues de l’extrême sud à l’extrême nord de l’Afrique.

    A ne pas rater également «Trois lettres de Sarajevo», où Goran Bregovitch et son orchestre des Mariages et des Enterrements accompagné de l’Orchestre symphonique de Bretagne nous offrent une ode à la «Jérusalem des Balkans», cette ville qui a vu tant de musiques et de croyances converger.

    Une ville qui a écrit l’histoire et a été marquée, voire martyrisée par elle. Au programme également du gospel, des chants sépharades ainsi que la voix des munshid soufies d’Afrique, de Zanzibar, de Haute-Egypte ou du Sénégal. Des spectacles interprétés dans des lieux mythiques: Bab Al Makina, place Boujloud, le jardin Jnan Sbil ou encore des palais somptueux et comme hors du temps tels que Dar Adiyel et Dar Tazi.

     

     

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