Economie

Deux produits alimentaires encore encadrés

Par Abdelaziz GHOUIBI | Edition N°:5274 Le 17/05/2018 | Partager
Le sucre et la farine du blé tendre subventionnés
La liberté des prix consacrée depuis 1999

La politique des prix au Maroc remonte à la période du protectorat où la fixation des prix s’effectuait dans le cadre du code du commerce, promulgué en 1913. Ce n’est qu’avec l’adoption de la loi n° 008/71 de 1971, qu’un cadre juridique et administratif suffisamment étoffé a été mis en place. La réglementation des prix a pu s’appliquer à 172 catégories de produits et services relevant de tous les secteurs de l’activité économique.

Plusieurs produits bénéficiaient du soutien de l’Etat, notamment le lait et dérivés, les produits agroalimentaires: huile, sucre, farine, les intrants tels que les engrais, les cultures sucrières et les produits énergétiques.

La politique des prix a connu depuis 1982 une importante mutation dans ses principes fondamentaux. Le pays qui avait abordé la décennie 1980 avec le déploiement de plans d’ajustements structurels imposés en partie par des facteurs externes mais aussi à des faiblesses structurelles, a procédé à une réforme de sa politique.  En particulier une nette réduction de l’intervention directe de l’administration dans l’économie.

La libéralisation des prix, celle du commerce extérieur ainsi que la promotion des exportations étaient parmi ses principales composantes.
Avec la promulgation de la loi 06-99 sur la liberté des prix et la concurrence en 2000 et la consécration du principe de la liberté des prix, seuls 15 groupes de produits et services sont restés réglementés.
Ils représentent des biens et services considérés comme stratégiques ou socialement sensibles et dont les secteurs ne présentent pas assez de concurrence par les prix.

La liberté des prix est considérée comme le principe de base de l’économie du marché, elle joue un rôle fondamental dans l’instauration des règles et des mécanismes d’une concurrence loyale dans le marché. Le prix fixé par le marché est celui résultant de l’équilibre entre l’offre et la demande, ce qui permet une allocation optimale des ressources sur un marché donné.

Actuellement, ce principe est consacré par l’article 2 de la loi 104-12 sur la liberté des prix et de la concurrence. Mais l’administration peut intervenir pour fixer les prix de certains biens, produits ou services dans les situations particulières: monopole de fait et de droit, pénurie ou difficultés d’approvisionnement.  Le tout, via des dispositions législatives ou réglementaires.

 

 

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