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Immobilier premium: Bouygues déploie son écosystème

Par Jean Modeste KOUAME | Edition N°:5274 Le 17/05/2018 | Partager
Linkcity s’installe après Bymaro et Bouygues Immobilier
Plus de 300 millions d’investissement pour le projet BO 52
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Le BO 52 est le premier projet résidentiel de Bouygues Construction dans la zone financière de Casa Anfa. Signé Linkcity, le programme est composé de 145 appartements (Ph. L.B.)

Après Bouygues Immobilier, au tour de Linkcity, autre filiale du groupe Bouygues, de développer un programme à Casa Anfa. Baptisé BO 52, le site sera construit au pied de la première tour de bureaux CFC, sur l’axe principal de la ville nouvelle. «Le projet sera composé de 145 unités, avec des surfaces variant de 50 (1 salon + 1 chambre) à 200 m2 (1 salon + 4 chambres), pour un investissement global de 330 millions de DH HT», fait valoir Reda Yacoubi, DGA de Linkcity Maroc.

Les prix démarrent à 1,3 million de DH. Un appartement de 2 chambres + 1 salon est accessible à partir de 2 millions de DH. Le prix du mètre carré tient compte de la taille des appartements, les étages, l’orientation, le vis-à-vis… La filiale de Bouygues Construction est un opérateur urbain de référence. Elle est présente en France, Suisse, Royaume-Uni, Pologne, République Tchèque.

Ce projet de Casablanca sera sa première signature hors d’Europe. Le métier de Linkcity consiste à assurer le lien entre les différents opérateurs immobiliers (investisseurs, aménageurs, bureaux d’études, architectes, utilisateurs), à toutes les étapes du projet, y compris la livraison.

Pour sa réalisation, Linkcity collaborera avec l’entreprise de construction Bymaro, filiale marocaine de Bouygues Bâtiment International, dans le cadre des synergies enclenchées au sein du groupe. Le constructeur du groupe est à la genèse des Faubourgs d’Anfa, qui constituent le premier chantier de Bouygues Immobilier à CFC. La signature est pratiquement en fin de vie en termes de réalisation (la deuxième tranche a été livrée en mars 2018. La troisième le sera dans quelques mois).

Sur le plan commercial, l’ensemble des trois tranches frisent les 90% de commercialisation, pour des prix qui varient entre «1,25 million et 5 millions de DH pour les grandes superficies», explique Bouygues Immobilier, développeur des Faubourgs d’Anfa.

La force de Bouygues réside dans l’achat du bon terrain au bon moment. Les deux signatures du groupe (Faubourgs d’Anfa et BO 52) sont localisées sur l’axe principal de Casa Anfa. Des repères de choix sur l’axe principal de la nouvelle ville. Les Faubourgs sont sis dans le quartier résidentiel en périphérie de la place financière. Pour sa part, le BO 52 se situe au cœur de la zone. Les deux adresses ciblent une clientèle équivalente, «en quête d’investissements rentables», fait valoir le management.

Les bâtiments du groupe sont certifiés à l’usage. Tout est pensé utile, fonctionnel. «Nous avons travaillé sur les plans de sorte à avoir le moins de perte d’espace possible. L’objectif est que chaque mètre carré acheté par l’acquéreur soit vraiment un espace noble. Des agencements optimisés, des surfaces plutôt compactes, qui offrent un maximum d’espace de vie», fait valoir Driss Kettani, représentant du groupement des quatre architectes marocains du BO 52.

Hormis sa première signature au Maroc, Linkcity vient de répondre à un appel d’offres sur un autre terrain dans la zone, auprès de l’Agence d’urbanisation de développement d’Anfa (AUDA), développeur de ce projet de nouvelle centralité urbaine. A terme, la nouvelle ville abritera 2,3 millions de m2 de logements, 1,3 million de m2 de bureaux dont la première place financière d’Afrique et environ 700.000 m2 de commerces, hôtels, établissements de santé et d’éducation.

 

 

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