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Analyse

La Berd prédit 4% de croissance en 2019

Par Moulay Ahmed BELGHITI | Edition N°:5271 Le 14/05/2018 | Partager
Plusieurs facteurs positifs sont attendus: l’afflux de touristes et la hausse des IDE…
La banque revoit cependant ses prévisions pour cette année
L’économie marocaine reste trop dépendante de l’agriculture

La croissance économique marocaine ne devrait pas dépasser les 3% cette année. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (Berd) ne semble plus aussi optimiste quant à la hausse du PIB marocain en 2018 puisqu’elle vient de réviser à la baisse de 0,5% sa précédente prévision de la croissance marocaine.

Si elle s’est «redressée en 2017 pour atteindre 4%, contre 1,2% en 2016, principalement en raison du rebond de l’agriculture», elle devrait paradoxalement ralentir à 3% sous «l’effet de base négatif suite aux conditions météorologiques favorables à l’agriculture» de l’an dernier, comme le croit la banque.

La Berd estime d’ailleurs que l’économie du pays reste trop tributaire du secteur agricole et conseille de se développer davantage dans les secteurs à forte valeur ajoutée, comme l’industrie. Justement, elle constate à ce titre une montée en puissance de l’automobile et de l’aéronautique.

«Ces deux secteurs donnent des résultats et compensent la croissance plus modeste des secteurs traditionnels comme les mines», souligne-t-elle dans son tout dernier rapport sur les perspectives économiques régionales.

Parallèlement, la croissance reste principalement soutenue par la demande privée, une légère hausse des exportations suite à la hausse des prix des phosphates. Ceci dit, la Berd pense qu’après ce ralentissement, le PIB du Maroc devrait se stabiliser à 4% en 2019.

La richesse nationale profiterait de la poursuite de la reprise des arrivées de touristes, de l’augmentation des investissements étrangers directs, d’une plus grande compétitivité du passage à un taux de change plus flexible, du rebond des services et de la production, d’une hausse plus importante des exportations et surtout de la reprise dans la zone euro.

L’hypothèse d’une croissance à 4% est soutenue par la poursuite de la mise en œuvre des réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, stimuler la productivité, et diversifier l’économie de l’agriculture. A l’inverse, les risques d’une nouvelle dégradation des prévisions pourraient intervenir en cas de retard dans la mise en œuvre des réformes.

La baisse possible des prix des phosphates, du blé et des légumes ainsi qu’une faible croissance des partenaires commerciaux sont autant de facteurs qui impacteraient la croissance.

La croissance globalement bien orientée dans la région

Sur le plan régional, la Berd pense que la croissance dans le sud et l’est de la Méditerranée devrait passer de 3,7% en 2017 à respectivement 4,4% et 4,8% en 2018 et 2019. Elle justifie cette augmentation par une demande extérieure plus forte, des investissements plus importants et une amélioration de la compétitivité.

 

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