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    Impôts sur les salaires: La nouvelle cartographie de l’OCDE

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5261 Le 27/04/2018 | Partager
    Les travailleurs versent 1/4 de leurs rémunérations en impôts
    Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques s’établit à 25,5%
    Les couples avec un salaire et deux enfants ont un taux plus bas
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    Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques du salarié moyen dans les pays de l’OCDE a baissé depuis 2000. Mais il a augmenté depuis 2009, date de l’après-crise, pour s’établir à 25,5% en 2017

    En 2017, les travailleurs des pays de l’OCDE ont versé en moyenne plus de 25% de leurs salaires bruts sous forme d’impôts. Aussi, de légères hausses du taux moyen d’imposition des personnes physiques sont observées dans un peu plus de la moitié des pays. C’est ce qui ressort de l’étude de l’OCDE sur «Les impôts sur les salaires 2018», publiée le 26 avril.

    Le taux moyen net d’imposition des personnes physiques s’établit à 25,5% dans la zone OCDE. Il correspond à la somme de l’impôt sur le revenu et des cotisations salariales de sécurité sociale, minorée de toutes les prestations familiales perçues, exprimée en pourcentage des salaires bruts.

    Le taux moyen calculé pour une personne célibataire sans enfant percevant le salaire moyen est demeuré stable. Mais les moyennes par pays varient entre moins de 15% au Chili, en Corée et au Mexique et plus de 35% en Allemagne, en Belgique et au Danemark.

    Les augmentations du taux moyen d’imposition des personnes physiques constatées en 2017 dans 20 des 35 pays membres de l’OCDE sont principalement dues à des hausses de salaires qui ont atténué les effets des abattements et des crédits d’impôt accordés. Les taux moyens ont baissé dans 13 pays et sont demeurés inchangés dans deux pays (le Chili et la Hongrie).

    Les hausses les plus marquées ont été observées en République tchèque (0,5 point de pourcentage), en Turquie (0,5 point de pourcentage) et au Mexique (0,4 point de pourcentage). Les baisses les plus nettes sont relevées au Luxembourg (-2,0 points de pourcentage), en Finlande (-0,6 point de pourcentage) et en Islande (-0,5 point de pourcentage).

    L’édition 2018 de la publication porte également sur l’incidence de la fiscalité sur le revenu disponible des ménages avec enfants. La conclusion est que, dans pratiquement tous les pays, le taux d’imposition moyen des personnes physiques est plus faible dans le cas de ménages avec enfants que dans celui de ménages sans enfant disposant du même niveau de revenu. Ce qui s’explique principalement par le fait que les parents bénéficient de transferts en espèces.

    En moyenne, un couple marié comptant deux enfants et un seul apporteur de revenu rémunéré au salaire moyen verse, sous forme d’impôt, 14% du salaire brut perçu en raison de la réduction de l’impôt sur le revenu des personnes physiques et des prestations en espèces dont il bénéficie. L’écart d’imposition est encore plus prononcé pour les ménages disposant d’un revenu inférieur.

    Si l’on considère par exemple le cas d’un travailleur célibataire percevant 67% du salaire moyen, il verse 21,3% de son salaire sous forme d’impôts s’il n’a pas d’enfant et 1,8% seulement en moyenne s’il a des enfants. Globalement, les avantages fiscaux consentis aux familles avec enfants ont augmenté depuis 2000, particulièrement ceux accordés aux travailleurs célibataires avec enfants. Pour ces derniers, les taux d’imposition sont souvent négatifs.

    Si l’on considère également les impôts et les coûts supportés par les employeurs, il apparaît, selon l’étude, que globalement, les prélèvements fiscaux sur les coûts de main-d’œuvre pour le travailleur moyen ont diminué en 2017 pour la quatrième année consécutive. Et ce, en raison d’un abaissement des cotisations patronales de sécurité sociale.

    Ce que l’on appelle le «coin fiscal»(1) a reculé de 0,13 point de pourcentage pour s’établir à 35,9% des coûts de main-d’œuvre dans la zone OCDE. Ce déclin est largement imputable à de fortes baisses en Finlande, en Hongrie et au Luxembourg. Il s’inscrit dans le prolongement d’une tendance à la baisse observée depuis 2012 contrebalançant en partie les hausses enregistrées pendant les années immédiatement postérieures à la crise économique mondiale.

    Politique fiscale

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    «L’allègement de l’impôt sur le revenu pesant sur les familles avec enfants, et singulièrement sur les parents isolés, est encourageant», selon Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d’administration fiscales de l’OCDE. Il ajoute qu’il «est primordial, pour favoriser une croissance inclusive, de définir une politique fiscale allant dans le sens du maintien des incitations au travail, en particulier pour les personnes qui perçoivent un revenu faible ou moyen».

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    (1) C’est le montant total des impôts sur le coût du travail acquittés par les salariés et les employeurs, minoré des prestations familiales, exprimé en pourcentage des coûts de main-d’œuvre pour l’employeur

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