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    International

    Afrique du Nord: Des cadres législatifs qui limitent la liberté de la presse

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5260 Le 26/04/2018 | Partager
    Un sombre constat dressé par RSF
    Le Maroc: 135e dans le classement 2018
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    Des cadres législatifs restrictifs, des entraves à l’exercice du journalisme sur le terrain et les nombreux sujets tabous… Ce sont autant de contraintes qui empêchent les journalistes de remplir pleinement leur rôle, relève Reporters sans frontières (RSF)  en publiant le classement mondial de la liberté de la presse 2018 notamment en Afrique du Nord. 

    La Tunisie (97e), le Maroc (135e), l’Algérie (136e) et la Libye (167e) figurent parmi les pays de la région où la situation de la liberté de la presse  est la plus mauvaise. Si la Tunisie stagne, le Maroc et l’Algérie poursuivent leur baisse au classement mondial de la liberté de la presse, en perdant chacun deux places par rapport à l’an dernier. La Libye, en queue de peloton, gagne une place.

    Une hausse en trompe-l’oeil qui s’explique «par un effet mécanique de détérioration générale des pays situés en bas du classement et par le fait que de nombreux journalistes ont fui une Libye devenue trop dangereuse, faisant ainsi baisser le nombre d’exactions», expliquent les responsables de RSF qui demeurent critiques en brossant la situation dans le secteur de la presse au niveau mondial.

    Des réformes législatives censées garantir la liberté de l’information ont été initiées dans les pays de la région Mena mais peinent à être finalisées. Et les exemples ne manquent pas. En Tunisie, le projet de loi relatif au secteur de la communication audiovisuelle, soumis en décembre 2017 par le gouvernement à l’Assemblée des représentants du peuple, a déçu. Et, en raison de «son manque de garanties sur l’indépendance et de prérogatives de la future instance de régulation».

    Plusieurs organisations nationales et internationales, parmi lesquelles RSF, se sont mobilisées pour demander le retrait du texte. Les avancées législatives sont également insuffisantes en Libye. Le projet de constitution du 29 juillet 2017 est en-deçà des standards internationaux en matière de protection de la liberté d’expression et de la presse.

    Le texte ne garantit pas suffisamment le droit d’accès à l’information et l’indépendance des médias n’y est pas assez protégée. Les journalistes algériens pâtissent, quant à eux, de l’application abusive du Code pénal, en contradiction avec les dispositions constitutionnelles adoptées depuis 2016 qui garantissent la liberté de la presse. «Au Maroc, bien que purgée des peines de prison, la loi relative à la presse renvoie au Code pénal et à la loi sur le terrorisme», note RSF.

     

     

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