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    Régions

    Elections CGEM Marrakchi en campagne dans les régions

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5260 Le 26/04/2018 | Partager
    Fès, Oujda, Tanger, Agadir… pour convaincre les opérateurs
    «Il faut que notre patronat reste apolitique», martèle-t-il
    Créer une relation de confiance avec le gouvernement et les syndicats
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    Hakim Marrakchi, candidat à la présidence de la CGEM, affirme qu’il a beaucoup plus de chances que son rival «parce que je suis un entrepreneur qui s’adresse à des entrepreneurs» (Ph. YSA)

    Pour lever toute confusion et faire valoir sa candidature auprès des électeurs-entrepreneurs, Hakim Marrakchi a entamé, mardi, une tournée dans les régions. A Fès, première escale de son périple, le candidat à la présidence de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a tapé fort.

    «Pour mettre fin à toute ambiguïté, il n’y a aucune partie qui voudrait favoriser la candidature de quelqu’un sur l’autre. Seules les entreprises adhérentes à la CGEM et votantes feront la différence et choisiront, selon leurs convictions personnelles, le meilleur président pour leur syndicat. Un président qui défendra au mieux les intérêts de l’entreprise», souligne d’emblée Marrakchi. Des propos à peine voilés, qui montrent que la course à la présidence sera dure.

    Sans étiquette politique, l’industriel, opérant dans le secteur de la confiserie depuis plus de 30 ans, affirme que «son seul parti est le Maroc et sa seule priorité est le développement de l’entreprise». Hakim Marrakchi affirme qu’il a beaucoup plus de chances que son rival, «parce que je suis un entrepreneur qui s’adresse à des entrepreneurs».

    Dans un entretien accordé à L’Economiste en marge de son casting à l’Union régionale de la CGEM Fès-Taza, Hakim Marrakchi parle de sa candidature comme étant l’aboutissement d’un processus. Ce membre du bureau de la CGEM depuis 12 ans a aussi assuré la vice-présidence de Miriem Bensalah Chaqroun, la présidente sortante, pendant 6 ans.

    Pour mieux le connaître, Marrakchi est à la tête d’une entreprise de Chewing-gum qui existe depuis 60 ans. Il opère, aussi, dans les domaines du plastique, de la chimie fine et des énergies renouvelables, sans citer d’autres activités. Mais l’essentiel de son temps est consacré au développement de l’entreprise.

    En se portant candidat pour la CGEM, il ambitionne la création d’un environnement entrepreneurial serein et porteur. De cette manière, l’on pourrait transmettre aux générations futures une entreprise qui tourne, un savoir et des acquis managériels. Concrètement, le programme de Hakim Marrakchi et sa colistière Assia Benhida «entend répondre de façon rapide aux besoins de l’entreprise».

    Intitulé «CGEM 2021, libérer l’entreprise», le projet de ce binôme se décline en cinq principaux axes. Il faut agir sur la croissance et la compétitivité, le développement des compétences et de l’employabilité, le développement régional et la croissance à l’international des entreprises marocaines, le développement des opérateurs économiques, l’adaptation des entreprises aux nouvelles économies, et l’ouverture des services de la CGEM aux adhérents PME et grandes entreprises.

    Pour ce dernier volet, une véritable professionnalisation de la Confédération portant sur le droit, la qualité, la relation avec l’administration, l’organisation des métiers, la surveillance des marchés, figure en priorités.

    Avec le gouvernement et les syndicats, le binôme Marrakchi-Benhida s’engage à établir un pacte de confiance et revaloriser l’entreprise et la mettre au centre du progrès économique et social. «Nous voulons un contrat win-win qui puisse libérer l’entreprise des carcans qui l’empêchent de se développer et créer de la richesse et surtout de l’emploi», exprime-t-il. En d’autres termes, ce dernier veut «faire du Maroc une terre d’entrepreneurs selon un nouveau modèle de développement économique et social, basé sur l’envie d’innover, créer, développer, et oser».

    Ce modèle pourrait naître d’assises auxquelles appellera le binôme Marrakchi-Benhida, une fois investi. Auparavant, il va falloir convaincre plus de 3.000 adhérents-votants pour le futur président de la CGEM. A ce titre, Marrakchi se dit confiant et proche de son élection.

    Pour rappel, celle-ci est prévue le 22 mai. Après son passage à Fès, Marrakchi était attendu, mercredi 25 avril, à Oujda. Il se rendra également à Tanger et Agadir… pour convaincre et écouter les opérateurs, et les appeler à voter pour «une CGEM indépendante, influente et proche de ses adhérents».

    «Employabilité et fiscalité sont à revoir»

    Pour beaucoup d’analystes, l’essentiel des emplois de demain n’existe pas aujourd’hui. Idem pour les métiers de demain. En ce sens, le binôme Marrakchi-Benhida propose un nouveau modèle fiscal qui permette plus de compétitivité pour les entreprises et qui encourage d’entreprendre. En matière d’emploi, l’idée est d’encourager la mobilité et revaloriser l’entreprise et le travail. Pour cela, il faut augmenter le nombre d’opportunités, baisser les risques, et moins taxer les emplois. Bref, créer une espérance de gain, à travers un contrat social qui soit plutôt basé sur la consommation que sur la production.

    De notre correspondant permanent, Youness SAAD ALAMI

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