Régions

Elections CGEM: Les attentes des patrons du Nord

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5259 Le 25/04/2018 | Partager
Mezouar et son colistier attendus en matière de représentativité des régions
La confédération régionale veut plus d’indépendance
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Les opérateurs du nord ont plaidé devant Mezouar une plus grande indépendance pour la CGEM Nord (Ph. OA)

L’ambiance électorale a fini par atteindre les patrons de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. Lundi, le binôme Mezouar-Mekouar, candidat aux élections à la tête du Patronat s’est présenté devant les membres de la CGEM-Nord. Salaheddine Mezouar a planté le décor en affirmant être à l’écoute des propositions: «Je ne suis pas venu avec un programme préformaté, mais avec des idées», a lâché le candidat surprise à la présidence des Patrons.

Ces propositions sont axées sur la relance de l’économie, la dynamisation des PME et l’accroissement du rôle des régions. Sur ce dernier point, les patrons de la région ne se sont pas laissé prier. En effet, la structure de la CGEM et le rôle des régions est un thème qui leur tient à cœur. «L’implication des régions passe nécessairement par la réforme des statuts de la CGEM», assure Adil Rais, vice-président régional.

Dernièrement, alors que les confédérations régionales s’attendaient à avoir plus d’autonomie, elles ont vu leur marge de manœuvre diminuer de manière drastique. L’argent, nerf de la guerre en est un exemple.

Si auparavant, la confédération rétrocédait à la CGEM Centrale 50% des cotisations des membres, ce n’est plus le cas depuis quelques années où l’étau s’est resserré et c’est la totalité des apports des membres qui doivent être versés aux comptes du siège. «Nous ne pouvons même pas recruter un directeur» se plaint Rais.

Pour Ramon Fernandez, industriel et membre de la CGEM nord, cette dernière a raté sa régionalisation. Non seulement elle a été incapable d’aller de l’avant, mais elle n’a pas encore fait de Casablanca une fédération à l’instar des autres régions.

Sur un autre registre, celui de l’implication, les critiques ont fusé. A-t-on pris soin de sonder les unions régionales lors du dialogue social? La réponse est non. D’autre part, l’action est monopolisée par la Centrale assurent les régionaux. «Il n’existe aucune commission décentralisée à la CGEM. Pourquoi pas une dédiée à la logistique à Tanger et une au tourisme à Marrakech?», continue Raïs.

Pour le colistier de Mezouar, Fayçal Mekouar, la question de la révision des statuts ne pose pas problème, vu qu’ils ne sont pas figés, un engagement auquel a souscrit Mezouar. L’ancien chef de la diplomatie marocaine a assuré que les régions devaient être plus sollicitées et a avancé plusieurs pistes avec la création du poste de vice-président dédié aux régions et l’organisation de réunions périodiques de la CGEM centrale dans les régions, de manière tournante.

De notre correspondant permanent Ali ABJIOU

 

 

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