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Régions

Traversée du détroit: Le Rif s’apprête à entrer en service

Par Ali ABJIOU | Edition N°:5244 Le 04/04/2018 | Partager
15 avril, date des premiers essais du navire en mer
Acquis par la compagnie DWLM, il opérera sur la ligne TangerMed-Algésiras
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Le Rif s’apprête à reprendre la mer après une série de travaux de fond qui ont intéressé sa coque, sa motorisation et sa décoration intérieure remise au goût du jour (Ph. Adam)

Derniers préparatifs avant le retour au détroit du Rif. Le ferry, auparavant en exploitation sous la bannière de la compagnie IMTC, s’apprête à reprendre une seconde vie avec la Detroit World Logistic Maritime (DWLM). La nouvelle compagnie, créée en 2017 par l’homme d’affaires Hakim Rahmouni, avait racheté ce bateau, l’un des premiers ferrys battant pavillon marocain.

Construit en 1980, Le Rif avait entamé sa carrière dans la compagnie anglaise Sealink avant d’être racheté par IMTC en 2002. Après une longue présence au détroit, il avait démarré fin 2017 une remise à niveau.

Actuellement, il s’apprête à reprendre la mer après une série de travaux de fond qui ont intéressé sa coque, sa motorisation et sa décoration intérieure remise au goût du jour. La prochaine étape sera celle des essais en mer qu’il devra entreprendre dans les prochaines semaines.

Ces essais lui permettront de valider les réparations et les améliorations qu’il a subies avant de démarrer le service sur la ligne TangerMed-Algésiras dès la prochaine campagne Marhaba, assurent les responsables de la compagnie maritime.

L’opération de rénovation aura coûté, selon la compagnie, 70 millions de DH, qui s’ajoutent aux 11 millions qu’elle a dû débourser pour l’achat du navire. Malgré tout, le compte y est, annonce DWLM qui assure que l’achat d’un navire neuf est hors de portée avec des prix dépassant les 70 millions d’euros avec des listes d’attente très longues pour celui qui peut se permettre. Même le marché de l’occasion n’est pas à l’avantage des acheteurs. L’offre y est très rare et les prix ont connu une nette surenchère, assistée en cela par l’augmentation de la demande et les prix des bateaux neufs.

La solution de rechange reste l’affrètement, qu’utilisent plusieurs opérateurs actuellement. Cependant, c’est une opération onéreuse avec une moyenne de 17.000 euros par jour, «soit l’équivalent de 180.000 DH, qui part en devises à l’étranger, une aberration», selon Rahmouni.

Mais le jeu en vaut la chandelle. Le marché du transport sur le détroit ne connaît pas de répit avec un flux de passagers qui se maintient malgré la concurrence acharnée de l’aérien et à la montée en charge du fret et des camions TIR poussés par les exportations.

De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

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