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Femmes leaders: L’Esca monte une formation avec une école chinoise

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5238 Le 27/03/2018 | Partager
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«Concernant notre projet d’extension à Casablanca, nous travaillons toujours dessus. Nous ne changeons pas d’orientation, nous tenons à notre identité avec un seul campus urbain», livre le président de l’Esca Ecole de management, Thami Ghorfi. Il n’y a donc pas encore de concret, mais le projet est dans le pipe. Entre-temps, la business-school, reconnue par l’Etat en 2017, continue de renforcer son positionnement à l’international (Ph. Jarfi)

Une école fortement ancrée à l’international, tout en restant locale. C’est le modèle que l’Esca Ecole de management a choisi pour son développement. Elle compte aujourd’hui près de 94 partenaires académiques internationaux.

Des délégations, l’école en reçoit à longueur d’année des quatre coins du monde. Dernière en date, celle d’une quarantaine de dirigeants chinois, ramenés par la plus importante école de management en Chine, China Europe International Business School.

Avec CEIBS, l’ESCA a monté le Morocco-China Corporate Bridge 2018, le 22 mars dernier, afin de faire rencontrer les investisseurs et entrepreneurs des deux pays. Les deux écoles ne comptent pas en rester là. Elles préparent un programme dédié aux femmes leaders.

- L’Economiste: Comment s’est fait le rapprochement avec CEIBS?
- Thami Ghorfi:
China Europe International Business School est la plus grande institution d’enseignement du management en Chine. Elle figure aussi dans le top des ranking mondiaux. Nous nous sommes rencontrés avec le doyen Yuan Ding, et nous avons imaginé un champ de coopération. C’est ainsi que nous avons identifié quelques projets. Le Morocco-China Corporate Bridge 2018 est une première initiative. Nous avons accueilli plus de 40 dirigeants d’entreprises chinois qui suivent le Global Executive MBA de CEIBS. L’objectif de ce voyage d’études est de décrypter et comprendre les opportunités de l’Afrique et ses spécificités, à travers le Maroc.            

- D’autres projets sont-ils prévus?
- Nous préparons un programme de formation pour le leadership et l’entrepreneuriat féminin. Il s’appelle Women entrepreneurship and leadership for Africa. C’est un programme d’Executive Education que CEIBS déploie dans plusieurs pays africains. L’idée est de permettre à des femmes marocaines, dirigeantes ou entrepreneures, ayant besoin de développer leurs capacités de leadership, d’en profiter aussi. Nous mettons donc nos moyens en commun pour la formation de ces femmes, avec une partie réalisée à Shanghai et une deuxième à Casablanca.

- Avec les délégations que vous recevez et les évènements que vous organisez, vous faites aussi dans la diplomatie économique. Est-ce le rôle d’une business-school?
- Absolument. Le terme Business-school signifie: école pour le business pour la société. Nous sommes une école qui travaille pour le monde de l’entreprise qui, lui-même, évolue dans la société. Il s’agit d’un espace où des parties prenantes peuvent se retrouver, partager des idées, apporter du contenu et améliorer ce qui peut l’être de part et d’autre. Nous ne revendiquons absolument pas l’exclusivité, mais nous revendiquons notre rôle de co-création de contenu et de contribution à notre environnement.

Propos recueillis par Ahlam NAZIH

 

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