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    Régions

    Mice: Tanger cherche sa place - De notre correspondant permanent, Ali ABJIOU

    Par Ali ABJIOU | Edition N°:5233 Le 20/03/2018 | Partager
    La capitale du détroit et sa région veulent en profiter
    L’aérien, l’éternel blocage
    Trouver enfin une alternative au duo Marrakech-Ouarzazate
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    La ville de Tanger avance des arguments de taille pour séduire les clients Mice avec une infrastructure mise à niveau et un dépaysement à moins de 3 heures de Paris (Ph. Adam)

    Le secteur touristique tangérois est en pleine mutation. Le profil du client est en train de migrer vers celui de l’homme d’affaires en quête de business. Une tendance qui se reflète sur les ambitions de la ville et de toute la région en matière touristique et qui a commencé à intégrer Tanger dans le secteur du Mice.

    Une première initiative a été lancée ce week-end quand une cinquantaine d’opérateurs français du secteur ont pu découvrir les potentialités dont regorge cette région. Le séminaire a été mené conjointement par la délégation de l’ONMT à Paris et le CRT de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma. En guest-star, Lamia Boutaleb, la secrétaire d’Etat au Tourisme, qui a apporté un appui officiel à cette opération séduction.

    Malgré un week-end assez pluvieux, la plupart des professionnels présents étaient ravis de trouver enfin une alternative au duo Marrakech-Ouarzazate. «Mon client, un cabinet d’architectes, ne jurait que par Marrakech, mais l’idée de changer lui avait plu», indique cet agent de voyages spécialiste des professions libérales. En effet, Marrakech fait figure d’étalon en matière de tourisme individuel et surtout en matière de tourisme «Mice» avec une offre dédiée et des arguments solides. Tanger malgré sa réputation de ville-port entend bien décrocher sa part du gâteau. La ville a récemment lancé un important plan de mise à niveau urbaine intégré dans le cadre du projet Tanger-Métropole qui est censé en faire l’une des métropoles phares de la Méditerranée. Avenues élargies et modernisées, une corniche à faire pâlir d’envie les villes andalouses voisines et une marina de niveau mondial, des projets déjà réalisés ainsi que d’autres en cours permettent de se rendre compte du potentiel de la ville. Mais beaucoup reste à faire. Selon un opérateur français qui compte amener un groupe d’avocats, les choses se corsent dès qu’on veut viser haut. «Le plus difficile a été de convaincre le client, mais ensuite, il a fallu se battre avec les connexions aériennes», note cet opérateur.

    Le pronostic de Boutaleb 

    Pour Lamia Boutaleb, la secrétaire d’Etat chargée du Tourisme, le Maroc a la volonté de booster ses recettes issues du tourisme et de les faire porter de 70 à 100 milliards de DH sur les 5 prochaines années. Pour y arriver, l’objectif est d’augmenter la durée de séjour des touristes internationaux et de développer la niche du tourisme Mice. Selon la secrétaire d’Etat, le pays se dotera prochainement d’un «Convention bureau», un outil de promotion qui travaillera dans le cadre du tourisme d’affaires.

    En effet, l’aérien continue d’être l’une des pierres d’achoppement de la destination. Malgré les multiples nouvelles lignes créées sur la destination, il est toujours compliqué d’opérer sur Tanger sans devoir passer par le hub aérien de Casablanca, surtout pour de grands groupes. Des complications dont Marrakech ne souffre pas, même si pour la ville ocre un vol au départ d’Orly dure une heure de plus.

     

    Mais la position actuelle de Tanger joue plus en sa faveur. Tanger et sa région ne sont pas trop surbookés comme d’autres destinations, ce qui permet de faciliter les négociations et la prospection pour les opérateurs. D’autre part, le tissu d’infrastructures hôtelières se bonifie de jour en jour.

    Dès les prochains jours, il est prévu que le dernier-né des hôtels de luxe de la ville, le Hilton Houara, entre en service avec des produits tournés vers les affaires et le bien-être.

    Un secteur à part entière en France

    En France, le Mice est une véritable industrie qui génère un chiffre d’affaires de 9,45 milliards d’euros par an, en progression de 8% en 2017. 60% de ce volume est réalisé en France, les deux tiers de ce qui reste sont générés dans des destinations de court et moyen courrier, dont la Méditerranée est en tête de liste. Il s’agit donc d’un véritable marché sur lequel l’industrie de la région entend bien profiter.

     

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