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    Analyse

    Code de mutualité: Mobilisation pour la refonte du texte

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:5230 Le 15/03/2018 | Partager
    Appel à la prise en compte des recommandations du CESE
    Les syndicats, particulièrement l’UMT, impliqués dans ce dossier
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    Pour Abdelaziz Alaoui, vice-président de la Coordination des mutuelles et président du conseil d’administration de la Caisse mutualiste interprofessionnelle marocaine (CMIM), «la refonte du projet de code, actuellement bloqué à la Chambre des conseillers, est décisive. Il en va de l’avenir de la mutualité au Maroc», a-t-il dit (Ph. Privée)

    - L’Economiste: Comment analysez-vous le retard accusé par le projet de Code de mutualité?
    - Abdelaziz Alaoui:
    Cela traduit l’existence d’un véritable problème. Les différents intervenants ne sont pas d’accord avec les dispositions de ce texte. Les syndicats considèrent que c’est un véritable déclin de la mutualité. Pourtant, les mutuelles ont été les premières à financer le système de santé au Maroc et qui avaient construit les premières cliniques. Aujourd’hui, c’est normal qu’il y ait blocage. Il est important de revoir ce projet. Certaines parties appellent à le faire remettre sur la table du dialogue social. Nous souhaitons que ce texte soit revu en prenant en considération les recommandations du CESE. D’autant que notre avis n’a pas été demandé lors de l’élaboration du projet. Cette refonte est décisive car il en va de l’avenir de la mutualité. La version actuelle ne fixe pas les objectifs des mutuelles et ne définit pas une vision claire de l’avenir de ce secteur.

    - La nouvelle version transférée à la Chambre des conseillers en deuxième lecture a réintroduit les interdictions de fournir des soins ou de vendre des médicaments considérés par les mutuelles comme un droit acquis…
    - Au cours de la première lecture de ce projet, la Chambre des conseillers avait approuvé un amendement qui ouvre la possibilité aux mutuelles de fournir des prestations de soins et la vente des médicaments aux adhérents. Cela est conforme aux recommandations du CESE qui a pointé l’insuffisance de l’offre de soins au Maroc. Il faut préciser que nous n’avons pas de problèmes ni avec les médecins ni avec les pharmaciens d’officine. Car les mutuelles ne disposent pas de cliniques privées. Les prestations fournies concernent uniquement la chirurgie dentaire. Ces prestations représentent à peine 3% du chiffre d’affaires du secteur, alors que 85% sont réalisés par le privé et le reste par le public. Les mutuelles ne disposent pas non plus de pharmacies.

    - Avez-vous prévu des actions de lobbying auprès des groupes parlementaires?
    - Lors de l’examen du texte par la Chambre des représentants, nous avions rencontré les différents groupes parlementaires, particulièrement ceux de la majorité. La plupart d’entre eux nous disaient qu’ils comprenaient notre situation. Mais nous avons été déçus lorsque nous avons été invités à une journée d’études organisée par la première Chambre autour de ce sujet. Les mutuelles n’avaient droit qu’à un seul intervenant, dont la présentation s’est limitée à 15 minutes. Et nous n’avions même pas eu le droit de répondre aux critiques. Aujourd’hui, nous comptons sur l’appui des syndicats représentés au sein de la Chambre des conseillers, particulièrement l’UMT, dont la chef de groupe, Amal El Amiri, est une militante mutualiste, vice-présidente de la Coordination des mutuelles.

    Scandales

    Les responsables des mutualités sont conscients de l’impact de certains scandales sur l’image de ces organismes. Pour eux, il s’agit de «cas isolés». A la fin de la procédure, «les personnes suivies dans le cadre de ces dossiers ont été acquittées», selon Abdelaziz Alaoui. Il a expliqué que «les récents rapports de l’IGF n’ont pas relevé de dysfonctionnements majeurs». Il a insisté sur les efforts menés en termes de «mise à niveau de la gouvernance et le renforcement du respect des règles de transparence et de reddition des comptes».

    Propos recueillis par Mohamed Ali MRABI

                                                                                 

    Nouvelle fédération nationale de la mutuelle

    Une Fédération nationale de la mutuelle au Maroc sera bientôt mise en place. La commission préparatoire a pratiquement finalisé ses travaux. «Le texte sera bientôt transféré au ministère de tutelle», a fait savoir Abdelaziz Alaoui. Parallèlement, ce nouveau groupement des mutuelles devra lancer de nouveaux chantiers dans ce secteur. «Nous avons plusieurs propositions. Par exemple, nous demandons la mise en place d’un contrat-programme avec l’Etat, afin d’améliorer certains aspects liés notamment à la gouvernance».

     

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