Economie

Réforme de l’Administration ... Et les grèves reprennent

Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:5220 Le 01/03/2018 | Partager
Un débrayage largement suivi mercredi 28 février
Un taux de participation de plus de 85%
greves-administration-020.jpg

Les agents et fonctionnaires des collectivités locales ont observé des sit-in dans plusieurs régions du Royaume. A Casablanca, ils revendiquent notamment la conservation de leurs acquis, à savoir les indemnités pour les heures supplémentaires et pour les travaux pénibles et salissants (Ph. Jarfi)

Est-ce le retour à la paralysie des collectivités locales? Le personnel des services des communes, arrondissements et autres établissements publics vient d’observer mercredi 28 février une grève de 24 heures sur l’ensemble du territoire national. «Le mouvement de grève a été observé à hauteur de 85%», selon les estimations de l’UMT, la centrale syndicale qui a initié ce débrayage.

«Il s’agit d’une moyenne nationale, sachant que certaines villes ont dépassé ce taux de participation, allant jusqu’à 100%», explique Said Chaoui, secrétaire général de la Fédération nationale des fonctionnaires des collectivités locales, affiliée à l’UMT.

Sur le périmètre Casa-Settat, le taux de participation serait de 85%, selon Zahidi Abdelhadi, représentant de l’UMT dans la région. La majorité des arrondissements de Casablanca n’étaient pas opérationnels, témoignent des usagers qui souhaitaient légaliser leurs documents.

Plusieurs sit-in ont été organisés hier dans les différentes régions du Royaume. Les agents et fonctionnaires de la commune urbaine de Casablanca étaient en sit-in devant la wilaya de la région Casa-Settat. Ces derniers revendiquent entre autres la conservation de leurs acquis, à savoir les indemnités pour les heures supplémentaires et pour les travaux pénibles et salissants. A signaler que l’UMT est la seule à avoir lancé cet appel à la grève parmi les 6 syndicats représentant le personnel des collectivités locales.

Parmi les principales revendications des agents et fonctionnaires figure la revalorisation des salaires, qui ne dépassent pas les 4.000 DH pour les deux tiers de l’ensemble des fonctionnaires (estimés à 150.000). «Aucun progrès n’a été réalisé dans le traitement des revendications du personnel», tient à rappeler Chaoui.

Le cahier revendicatif porte notamment sur l’augmentation des salaires, l’amélioration des conditions sociales et le respect des libertés syndicales. Les revendications portent également sur la régularisation des fonctionnaires titulaires de diplômes universitaires et de ceux souhaitant passer directement de l’échelle 6 à l’échelle 8.

Les grévistes réclament aussi le lancement d’une fondation pour les œuvres sociales. Une revendication qui remonte à 2002 et qui n’est toujours pas réalisée à ce jour. «Le dialogue avec le ministère de tutelle est interrompu depuis 2012», déplore le représentant syndical.

Pour rappel, les grèves des collectivités locales ont ponctué les années 2011 et 2012, allant jusqu’à des arrêts de travail de 2 à 3 jours par semaine.

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc