Competences & rh

Tibu: L’aventure «gold star» chez l’Oncle Sam

Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5218 Le 27/02/2018 | Partager
Mohamed Amine Zariat choisi parmi des milliers de candidats pour le programme IVLP
Le président de l’ONG Tibu est le 3e Marocain à en bénéficier en 6 ans
35 centres de basket dans des écoles publiques pour 4.200 élèves en 2018
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Durant son périple, Mohamed Amine Zariat a fait escale à la NBA, où il a déjà ses entrées. Bientôt, des stars de la célèbre organisation viendront accompagner les coachs de son ONG, Tibu, pour leur apprendre à mieux véhiculer des valeurs à travers le sport (Ph. Tibu)

Il y a encore cinq ans, Mohamed Amine Zariat était un illustre inconnu. Un jeune homme de 23 ans, à la tête d’une petite association de promotion du basketball, Tibu, rêvant de créer la première académie de basket au Maroc. Cependant, quelques qualités le distinguaient: une passion dévorante pour le sport qu’il a jadis pratiqué en tant que joueur professionnel, une grande ambition et une foi inébranlable en ses projets.

Aujourd’hui, il fait partie des profils les plus en vue au Maroc. Au point d’être sélectionné pour être la gold star du prestigieux programme américain, IVLP (International Visitor Leadership Program), proposant des tournées aux Etats-Unis aux influenceurs et leaders du monde entier. Une formidable opportunité de découverte et de networking. Amine a déjà profité de la version standard du programme en 2013 avec un groupe de jeunes de la région Mena.

Il a ensuite été choisi parmi des milliers de candidats à l’international pour effectuer la tournée en gold star mondiale, entre novembre et décembre 2017. «J’étais sûr que j’allais être choisi», confie-t-il avec une confiance en soi déconcertante. Le jeune homme ne fait pas les choses à moitié. Tous les apprentissages tirés de son premier voyage, en matière de sport, d’éducation et de leadership, il les a appliqués à la lettre. En bon élève, il était certain que ces efforts seront reconnus.

C’est le 3e Marocain à jouir de ce privilège, après Imad Elarbi (2011), directeur du Moroccan Center for Civic Engagement, et Saïd El Kaoukaji (2015), prof d’anglais, premier enseignant au monde à avoir assuré la coordination du programme d’apprentissage de l’anglais, «Access», à des 13-20 ans issus de milieux défavorisés.

Fondateur de la première académie de basket au Maroc, et de la première école de handi basket pour les jeunes à besoins spécifiques, et créateur des premiers centres de basket dans des écoles primaires publiques dans des quartiers défavorisés, le président de Tibu a déjà de belles réalisations à son actif.

En quelques années, il a su convaincre sponsors, collectivités territoriales et ministère de l’Education nationale de l’accompagner. Son rêve, faire du sport un outil de développement personnel, et donner de l’espoir à des milliers d’enfants en condition difficile, sans exemple de réussite et sans possibilités d’épanouissement.

D’année en année, son association Tibu tisse sa toile dans plusieurs régions. De novembre 2015 à janvier 2018, quelque 10 centres ont été créés dans des écoles primaires à Casablanca, Mohammedia, Kénitra, Zenata, Inzegane, Tan-Tan et Fnideq. A l’issue de ce mois de février, 4 autres seront ouverts à Casablanca, Safi et Agadir. Entre mars et avril prochain, 7 supplémentaires seront inaugurés à Casablanca, Guelmim, Tafraoute, Al Hoceïma, Nador et Oujda.

D’autres régions sont prévues avant fin 2018, à savoir Agadir, Sidi Ifni, El Jadida et Béni Mellal, pour atteindre un total de 35 centres. Ces unités mobiliseront près de 140 coachs, et permettront à 4.200 jeunes de suivre, pendant 10 ans, un programme mélangeant basketball, apprentissage de langues et développement personnel.

Le sport, une histoire de valeurs

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«C’est important d’inculquer des valeurs, afin de construire une génération qui ne ressemble pas à celle commettant des actes de vandalisme à la sortie des stades, ou se comportant comme des voyous dans les bus», souligne Mohamed Amine Zariat. «Les jeunes au Maroc ont beaucoup de potentiel, ils ont juste besoin d’un encadrement approprié et d’un langage sain», poursuit-il. A la limite, pour lui, le sport est un prétexte pour forger les citoyens de demain. A titre d’exemple, afin d’encourager les jeunes à manger sainement et leur apprendre le sens du partage, avec leurs parents ils seront invités à planter des légumes dans les centres de Tibu. La récolte servira également à cuisiner des repas pour des personnes dans le besoin.

 

 

 

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