International

Mobilité urbaine: Grosse bataille sur le marché des taxis volants

Par Amin RBOUB | Edition N°:5217 Le 26/02/2018 | Partager
Airbus, Uber, Ehang... en pole position
Après Dubaï, des tests avec passagers concluants en Chine
Des volocopters développés avec la Nasa
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Prototype de taxi volant ayant réalisé des tests concluants avec passagers à bord (Source: BAT)

La prochaine frontière de la mobilité urbaine sera dans le ciel. Pour conquérir les «smart cities» de demain, des pionniers se rendent coup pour coup. A peine Airbus vient-il d'annoncer  un premier vol test réussi pour son drone monoplace, Vahana, que son rival américain - et dauphin sur le marché des hélicoptères, Bell Helicopter (groupe Textron), confirme ses ambitions pour les taxis volants.

C'est désormais la bataille de communication entre pionniers. Le géant européen de l’aéronautique Airbus vient d'annoncer que son prototype de taxi volant (baptisé: «Alpha One») avait effectué son premier envol le 31 janvier. Un vol d’une durée de 53 secondes, durant lequel l’appareil s’est élevé de 5 mètres, avant de se stabiliser puis de se poser sans dommage.

«Une avancée historique», se félicite Airbus, qui n’a pas publié de vidéo du vol, mais une simple photo. Juste après que le taxi volant Vahana d’Airbus ait effectué son premier vol d’essai, le 5 février, son rival chinois Ehang riposte: il a effectué un vol de  test… avec des passagers humains à bord, et vidéo à l'appui.

Au moins une dizaine d'entreprises et de groupes développent des projets de taxi aérien

Le groupe chinois Ehang précise que son prototype a effectué plusieurs vols d’essai avec 1 voire 2 passagers à bord. Des dirigeants de l’entreprise puis des officiels de la région de Guangzhou ont eu l’honneur d’étrenner le véhicule volant de transport de personnes.

Dans la vidéo publiée, l'on peut voir l’engin voler dans différentes conditions, près du sol, dans le vent, en altitude (à 300 mètres), de jour comme de nuit, avec ou sans passagers… Bien que les conditions réelles de ces tests ne soient pas connues, il s’agit indéniablement d’une démonstration de force. Airbus et Ehang ne sont pas les seuls à parier sur le taxi volant autonome.

Uber a annoncé au dernier Web Summit un partenariat avec la Nasa pour développer un véhicule volant de transport de personnes, qu’il entend tester dès 2020. Au CES 2018, la société allemande e-Volo a fait voler son Volocopter 2X lors de la conférence d’Intel.

Le CEO du service taxi Uber s'attend à ce que son entreprise propose commercialement des taxis volants dans les cinq à dix années à venir. En effet, le patron Dara Khosrowshahi a déclaré à l'agence Reuters qu'il s'attendait à ce que les taxis volants deviennent un moyen de transport de masse à des prix abordables.

Il a tenu ces propos récemment lors d'une réunion d'investisseurs à Tokyo. Il s'agissait du reste pour lui d'une première visite à ce pays depuis qu'il occupe la fonction de CEO d'Uber. Le service de taxi tente entre-temps d'y contester le règlement s'appliquant aux taxis, afin de pouvoir être aussi actif au Japon.

Si ce type de projets pouvait s'apparenter à du rêve il y a une dizaine d'années, aujourd'hui au moins une dizaine d'entreprises et de groupes planchent sur des véhicules volants. Si jamais la technologie développée par le chinois Ehang s'avère viable, les avions taxis devraient envahir le ciel dans les 5 prochaines années.

Pour l'heure, quelques réserves sont émises sur le décollage et l'atterrissage de ce type d'appareils. A l'instar des voitures sans conducteur qui ne devraient pas tarder à se multiplier sur les routes, les avions taxi ont de beaux jours devant eux.

 

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