International

Sommet franco-britannique: La politique migratoire au menu

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5189 Le 17/01/2018 | Partager
Pression sur les accords du Touquet
Macron à Calais pour défendre sa politique

L'Etat «ne laissera pas se reconstituer une jungle à Calais, le bidonville de migrants démantelé dans cette ville du nord du pays». Ce sont les propos du président français Emmanuel Macron qui a critiqué les «incohérences de la politique européenne d'asile», mais aussi le système de Dublin, ce principe d'examen de la demande d'asile par le premier Etat d'entrée dans l'UE.

Cette visite du président à Calais intervient en plein débat sur un projet de loi controversé destiné à réformer la politique migratoire et le droit d'asile. Macron a débuté son déplacement par la visite à Croisilles (nord) d'une nouvelle structure destinée à héberger les migrants dans l'attente d'une décision administrative sur leur sort.

La situation dans le principal port trans-Manche est moins critique qu'il y a 14 mois, avant la fermeture de la jungle, l'immense campement sauvage où cohabitaient près de 8.000 migrants rassemblés dans l'espoir de rejoindre les côtes britanniques. Elle s'est «améliorée mais n'est pas encore stabilisée», résume l'Elysée. Entre 350 et 500 migrants sont présents à Calais, essentiellement venus de la Corne de l'Afrique (Ethiopie, Erythrée) et d'Afghanistan.

Des associations leur distribuent vêtements, duvets et nourriture quotidiennement. Les effectifs des forces de l'ordre ont été renforcés et s'élèvent à 1.130 policiers et gendarmes, qui interviennent parfois pour stopper des heurts entre groupes de migrants, rapportent les médias étrangers.
A quelques jours du sommet franco-britannique avec Theresa May, qui se tiendra ce jeudi 18 janvier dans le sud de l'Angleterre, Macron devrait aussi profiter de l'occasion pour envoyer des messages à Londres.

Pour Paris, il s'agit notamment d'obtenir des mesures concrètes du gouvernement britannique pour une meilleure prise en charge des mineurs isolés et pour le financement de la sécurisation du terminal trans-Manche et du port de Calais. A cette occasion, les accords du Touquet, qui fixent depuis 2004 la frontière à Calais, pourraient être aménagés. A Londres, les deux dirigeants vont aborder aussi les questions du climat, du Brexit et de la coopération franco-britannique en matière de défense.

 

Retrouvez dans la même rubrique

  • SUIVEZ-NOUS:

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc